Maine et Loire

Angers. Ils sont impliqués dans une vaste coupure d'électricité à Angers, des salariés grévistes de RTE condamnés à six mois de prison avec sursis

Le 2 juin 2022, plus de 175 000 foyers d'Angers Loire Métropole avaient été coupés volontairement d'électricité. À l'origine, un mouvement de grève chez RTE. Six salariés ou anciens salariés ont été condamnés à six mois de prison avec sursis pour complicité d'entrave concertée.

Publié : 5 octobre 2026 à 15h16 par Alexis Vellayoudom

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Crédit : Coralie Juret

C'est une coupure d'électricité dont beaucoup d'Angevins se souviennent. Le 2 juin 2022, 175 000 foyers d'Angers Loire Métropole avaient été coupés volontairement de l'électricité. Pendant une heure et demi, les feux de signalisation, les lignes téléphoniques, mais aussi des services essentiels ne fonctionnaient plus. À l'origine, un mouvement de grève des salariés de la société RTE. Ce lundd'eni, le tribunal correctionnel vient de rendre son délibéré, les six prévenus, salariés ou anciens salariés de RTE, sont reconnus coupables du délit de complicité d'entrave concertée et avec voie de fait à l’exercice de la liberté du travail. Ils ont été condamnés à six mois de prison avec sursis. 

 

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Dans son jugement, le tribunal a considéré que "d'une part, en participant à l’occupation des postes électriques de Saint-Barthélémy d'Anjou, Saint-Sylvain d'Anjou et Beaucouzé, les prévenus ont permis aux manifestants qui en ont été les auteurs, de procéder à la manipulation des disjoncteurs à l’origine de la coupure". En ajoutant également que "les prévenus ne pouvaient ignorer les raisons de leur présence dans ces postes, dès lors que la décision de procéder à la coupure avait fait l’objet d’un vote, que la manipulation des disjoncteurs était audible de tous et que la brièveté du temps d’occupation des trois sites, de l’ordre de quelques minutes, démontrait que leur intention n’était pas de procéder à leur occupation durablement mais bien pour une action précise". 

 

Relaxés sur les dégradations

 

En revanche, les six salariés ou ex-salariés ont été relaxés sur le chef de dégradation ou détérioration d’un bien appartenant à autrui. Les juges estiment "qu’il n’était pas établi que les prévenus avaient l’intention de provoquer de telles dégradations ou détériorations, mais en avaient seulement pris le risque, ce qui ne suffisait pas à caractériser l’infraction". 

Enfin, le tribunal a déclaré irrecevables les constitutions de partie civile d’entreprises et d’organisations patronales soutenant avoir été victimes des faits dont les prévenus ont été déclarés coupables. "Le tribunal a en effet rappelé que les droits de la partie civile ne peuvent être exercés que par les personnes justifiant d’un préjudice résultant directement de l’ensemble des éléments constitutifs de l’infraction visée à la poursuite."

Les six prévenus ont 10 jours pour faire appel.