Maine et Loire

Maine-et-Loire. Interpellations, usage ou non du LBD... Mise au point sur le mouvement des lycéens

Ce vendredi, le parquet d'Angers a annoncé 28 interpellations depuis le début du mouvement lycéen. En parallèle, Force ouvrière dénonce l'utilisation de certaines armes par les forces de l'ordre, ce à quoi le préfet a répondu ce matin.

Publié : 15h17 - Modifié : 15h18 Alexis Vellayoudom

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Les lycéens se mobilisent depuis le 30 septembre
Crédit : DR

Depuis le début de la mobilisation des lycéens à Angers, 28 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. C'est ce qu'annonce le parquet d'Angers via le procureur de la République Sylvain Barbier Sainte-Marie. Parmi elles, 12 personnes ont été déférées au parquet d’Angers, dont 10 mineurs. "La majorité des personnes interpellées n’est pas connue de la Justice", précise le procureur. Dans le détail, 13 gardes à vue font suite à des faits commis à l'encontre de personnes dépositaires de l'autorité publique, neuf personnes pour des faits d’attroupement en vue de commettre des violences et/ou dégradations, et sept pour atteintes aux biens, annonce le parquet. 

 

Le préfet répond à Force ouvrière

 

Si le parquet d’Angers rappelle qu'il apportera "une réponse pénale à la fois rapide et proportionnée aux infractions constatées à l’occasion de ces manifestations", les syndicats regrettent de leur côté une utilisation disproportionnée de la force.

Dans un communiqué, l'Union départementale de Force ouvrière 49 déplore les faits rapportés, selon eux, par plusieurs témoins devant le lycée Chevrollier à Angers : "l'usage de lacrymogènes, de grenades de désencerclement, de LBD, notamment devant le lycée où un lycéen aurait pris un tir dans le ventre". Le syndicat a écrit au préfet pour lui demander de "mettre fin  à l'escalade dans le département avec l'arrêt immédiat du recours aux armes même dites "intermédiaires" contre les lycéens."

Ce matin, devant nos confrères de Ouest-France, le préfet François Pesneau a répondu : "Les forces de l'ordre n'ont pas de grenades de désencerclement. Il n'y a pas eu, non plus, de tirs de LBD par la police nationale". Tout en rappelant qu'"on ne pas tolérer de telles dégradations des biens public" notamment devant le lycée Chevrollier et au lycée Paul-Emile Victor à Avrillé. 

Pour rappel, le mouvement lycéen porte plusieurs revendications comme la suppression du dispositif Parcoursup, des effectifs suffisants pour combler les absences de professeurs ou encore la rénovation de plusieurs établissements jugés insalubres.