Maine et Loire Mayenne

Rentrée : ces écoles qui suppriment les TAP

A Armaillé la classe unique de Coraline Robert n'aura plus cours le mercredi cette année | CJ

En Mayenne 27 % des établissements ont saisi l’opportunité offerte par le Ministre de l’Education au début de l’été. Six écoles de l’Anjou Bleu repassent aussi à la semaine de quatre jours cette année. Reportage à Cossé-le-Vivien et Armaillé.

62 335 élèves entament leur nouvelle année scolaire : ils ont fait leur rentrée hier en Mayenne et en Anjou Bleu, non sans larmes quelques fois parmi les 86 élèves de l’école maternelle Jean Jaurès, à Cossé le Vivien.

La nouvelle directrice Catherine Brenn a eu quinze jours pour préparer cette rentrée et le changement de rythme de 4,5 jours à 4 jours d’école par semaine cette année. Pour elle, les jeunes écoliers seront “les premiers bénéficiaires” de la fin des temps d’activités périscolaires.

Ce ne sont pas les parents et conseillers municipaux qui diront le contraire, ils ont donné leur accord en grande majorité à Cossé et les trois établissements publics et privé de la ville reviennent à l’ancien rythme. Le recrutement d’animateurs pour 4 h de travail par semaine seulement commençait aussi à devenir un casse-tête pour le maire Christophe Langouët.

Les enseignantes Isabelle Baudry, Mélissa Lefebvre, Katell Janvier et Virginie Raimbault aux côtés de la directrice de l’école maternelle Jean Jaurès Catherine Brenn (à droite) | CJ

De l’autre côté de la frontière mayennaise à Armaillé (Maine-et-Loire), Bernard Gaultier n’a pas eu beaucoup d’efforts à déployer pour convaincre les parents déjà sceptiques sur les nouveaux rythmes scolaires. Les TAP avaient un coût et l’élu a même dû venir une fois l’an dernier garder les élèves suite à l’absence imprévue d’un intervenant ! Coraline Robert accueille dans sa classe unique 18 élèves, de la petite section au CM2. Avec l’école le mercredi matin, elle trouvait les petits plus fatigués.

Ces activités périscolaires ont “tout de même été positives” nuance le maire d’Armaillé, enrichissantes pour les élèves qui ont entre autres apprécié l’atelier couture, filles comme garçons. La fresque réalisée sur le mur de la cour avec les artistes de Centrale 7 en restera aussi le témoin.

Pendant la sieste des petits, les grands travaillent avec Coraline Robert, la directrice de l’école Les Lavandières à Armaillé | CJ

A Armaillé, des élèves 3 ans à 10 ans dans une même classe

Ce sont des écoles à taille humaine, à “l’ambiance familiale” comme il en existe encore dans nos villages. Depuis 7 ans, Coraline Robert et son ATSEM Claudine Salmon accueillent une petite vingtaine d’élèves dans la salle de classe qui jouxte la mairie, le long de la rue du même nom à Armaillé, à deux pas de la Verzée. Les 17 élèves comptent “quatre ou cinq fratries”, des enfants que leurs maîtresse et ATSEM voient grandir, partir même au collège, non sans une certaine nostalgie. Des grands frères et grandes sœurs toujours prêts à aider les petits et du plus grand secours aussi, quand la petite nouvelle est inconsolable en ce jour de rentrée raconte Coraline.