Maine et Loire

Grez-Neuville. Premier bilan positif pour le génie végétal à l’écluse

16 août 2019 à 17h35 Par Alexis Vellayoudom
Gwenaël Cordier devant les 150 mètres qui ont bénéficier de l'expérimentation
Crédit photo : Alexis Vellayoudom

Il y a presque un an, suite aux écourues sur la Mayenne, les techniciens du département avaient remarqué que le canal de Grez-Neuville, au niveau de l’écluse, se détériorait. Ils avaient donc choisi d’expérimenter le génie végétal.

Le canal de Grez-Neuville reprend des couleurs. Bientôt un an que les écourues sont passées et les végétaux plantés au bord du canal semblent prendre pied. À l’époque, la situation était inquiétante. Les perrés maçonnés, d’une autre époque, se détérioraient, les berges s’érodaient et des trous importants commençaient à se former. Un phénomène dû en partie aux vagues des bateaux à l’approche de l’écluse.

 

Plutôt que de faire appel au génie civil, le service rivières et domaine public fluvial du département s’est tourné vers le génie végétal. L’expérimentation portait sur 150 m en amont de l’écluse pour restructurer le lit du canal et limiter l’érosion. Des boudins de coco, hélophytes, plançons de saules, et autres végétaux ont été plantés, « aujourd’hui le boudin s’est très bien développé. Les espèces qui étaient à l’intérieur se sont développées en conséquence avec le premier hiver. L’objectif, c’est qu’elles s’implantent petit à petit et qu’elles viennent solidifier la berge avec leurs racines », explique Gwenaël Cordier, technicien de rivière en charge de la Mayenne et de l’Oudon.

Le département a également installé des géonattes coco, un mélange d’herbacées et de légumineuse, sur la partie supérieure de la berge. Ils sont ensemencés avec « des espèces respectant la zone naturelle et le site d’implantation ».

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Le génie végétal solution d’avenir ?

 

Les techniciens du département réfléchissent actuellement à étendre l’expérimentation sur le canal pour 2021, « on va regarder la technique qui s’est mieux implantée le long du canal. Ensuite, l’idée est d’utiliser la meilleure solution sur les 650 mètres restants de manière à solidifier la berge sur le long terme », détaille le technicien du département. Le coût de l’expérimentation est de 31 160 euros hors taxe.

L’expérimentation attire du monde puisque des étudiants du Lycée du Fresne à Angers et des chercheurs de l’IRSTEA de Grenoble vont suivre le processus économique et écologique. Ils viendront mesurer les résultats dans trois ans, aux prochaines écourues.