Rapport sur la pauvreté : Candé, Renazé, Laval et Pré-en-Pail-Saint-Samson parmi les plus touchées

Maine et LoireMayenne

7 décembre 2022 à 8h15 par Alexis Vellayoudom

L'Observatoire des inégalités a publié son rapport sur la pauvreté. En Mayenne et en Maine-et-Loire, les préfectures et les communes éloignées sont les plus touchées.

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Crédit: jchizhe

Les grandes villes sont les plus touchées par la pauvreté. Constat du dernier rapport sur la pauvreté publié hier par l'Observatoire des inégalités. Le travail d'analyse a été réalisé sur les villes de plus de 2 000 habitants et calcule le taux de pauvreté selon un seuil de pauvreté fixé à 60 % du niveau de vie médian. Le Maine-et-Loire (11,4 %) et la Mayenne (11,3 %) font partie des départements français où il y a le moins de pauvres et sont en dessous de la moyenne nationale à 14,5 %. 

 

18 % de pauvres à Candé

 

En Maine-et-Loire, sans grande surprise, Angers est en tête de ce classement avec un taux de pauvreté à 21 %. La première commune de l'Anjou Bleu est à la 4ème place. Il s'agit de Candé (16 %) où selon le rapport 428 habitants vivent sous le seuil de pauvreté sur les 2 678 âmes que compte la commune. Ombrée d’Anjou (14 %) figure à la 10ème place. Segré-en-Anjou Bleu (12 %) et les Hauts d’Anjou (11 %) se placent à la 15ème et 16ème place. 

 

En Mayenne, Laval, le Nord-Mayenne et le Pays de Craon en haut du classement

 

Comme l'homologue du 49, c'est la préfecture lavallois qui est en tête de ce classement en Mayenne avec un taux de pauvreté fixé à 18 %. Elle est suivie par deux communes du Mont des Avaloirs, Pré-en-Pail-Saint-Samson (16 %) et Villaines-la-Juhel (16 %). Dans le haut du panier, on retrouve aussi les communes du Sud-Ouest, Renazé (15 %) à la 4ème place et Craon (13 %) à la 6ème. Pour retrouver Château-Gontier-sur-Mayenne, Meslay-du-Maine et Cossé-le-Vivien, il faut descendre plus bas dans le classement. Ces communes occupent les 14, 15 et 16ème places.

Selon l'Observatoire des inégalités, la pauvreté "n'explose pas" depuis 2020. Mais l'inflation actuelle, "lamine le niveau de vie des plus modestes".