Maine et Loire

Tour de France. Cet Angevin s'est fait remarquer par le champion américain Quinn Simmons

Depuis le 14 juillet, Gwendal Saffré suit le Tour de France en arborant le look de Quinn Simmons (LIDL - TREK). L'habitant de Sèvremoine s'est fait remarquer par le champion américain et plusieurs médias francophones. Il raconte son Tour de France.

Publié : 20 juillet 2026 à 17h21 par Alexis Vellayoudom

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Gwendal Saffré suit le Tour de France habillé comme l'Américain Quinn Simmons, il a pu le rencontrer
Crédit : Gwendal Saffré

Il est passé sur les antennes de RMC, Eurosport et même chez nos confrères belges de la RTBF. En quelques jours, Gwendal Saffré est devenu un personnage remarqué de cette 113e édition du Tour de France. Sa renommée, cet habitant de Sèvremoine la doit à sa ressemblance avec le champion américain Quinn Simmons, coureur atypique de la formation LIDL - TRECK et très en vue sur ce Tour.

 

« Moi, à la base, je voulais juste prendre un selfie avec lui »

 

Depuis la 10e étape au départ d'Aurillac, Gwendal arbore fièrement ses cheveux longs, roux et blonds, sa barbe taillée à l'identique et le maillot très reconnaissable du champion des États-Unis sur le dos. "J'avais suivi le Tour de France Femmes et puis des personnes m'ont dit que je ressemblais à Quinn Simmons. J'avais déjà les cheveux blonds à l'époque. Et du coup, cette année, j'ai décidé de pousser la chose au maximum avec vraiment la même barbe, la même couleur de cheveux et le même maillot pour essayer de lui ressembler. C'est un coureur qui est super sympa, il a toujours le sourire, raconte l'homme de 27 ans. Alors, je ne pensais pas que ça allait autant déchaîner les passions avec la RTBF, même France Télévisions. Moi, à la base, je voulais juste prendre un selfie avec lui."

Un sésame qu'il a décroché dès sa première étape en rencontrant à l'arrivée celui que l'on surnomme Captain America, lui permettant de faire signer son maillot. Une image immortalisée par l'équipe du coureur américain. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. "Ça fait plusieurs fois qu'il me file son gel énergétique. Et puis, j'ai même eu la chance de croiser ses parents au plateau de Solaison. J'ai pris un selfie avec eux, ça les a bien fait rire", s'amuse Gwendal.

Un jeu auquel ce responsable de rayon dans un supermarché s'est vite pris. "Il y a plein de gens qui viennent me demander des selfies ou juste me dire « Allez Quinn ! ». Hier, il y a l'oncle de Florian Lipowitz (RED BULL - BORA - HANSGROHE), le cinquième du général, qui est venu prendre un selfie avec moi. C'était marrant."

 

"Cette ferveur populaire, ce n'est vraiment pas une légende" - Gwendal Saffré

 

Mais même si Gwendal est devenu l'un des personnages de ce Tour, il n'en reste pas moins un fervent passionné de vélo. "Dans la vie, je fais beaucoup de vélo et de trail. Je suivais le Tour de France à la télé depuis tout petit, à l'époque de Thomas Voeckler, quand il a pris le maillot jaune." Et pour suivre ce Tour de France, autant mêlé l'utile à l'agréable. "J"aime aussi les road trips, dont forcément le Tour de France était tout désigné pour passer de bonnes vacances. Ça permet de voyager, de découvrir la France autrement. Là, je vous avouerais, je suis à côté du lac Léman et franchement, les paysages sont vraiment pas mal."

Avec son van aménagé, il a démarré son périple à Aurillac pour enchaîner dix étapes et finir à Paris ce dimanche lors de la dernière étape. "Je regarde les tracés pour savoir où je vais me positionner, soit sur le trajet, soit au départ ou à l'arrivée. Après, j'ai la chance d'avoir mon vélo et de pouvoir faire plusieurs kilomètres pour rejoindre les lieux que je vais voir. Ça permet de ne pas être trop gêné parce qu'il y a vraiment beaucoup de camping-cars", explique l'Angevin. 

Et une fois sur les bords de la route, Gwendal se laisse porter par l'ambiance. "Il y a énormément d'ambiance. Rien qu'avant-hier, dans la montée du Markstein, il y avait énormément de monde. Plusieurs centaines de personnes, voire des milliers au bord de la route qui encouragent tout le monde qui monte à vélo, que l'on soit quelqu'un de plutôt aguerri ou même quelqu'un qui fait ce qu'il peut à monter assez lentement. Cette ferveur populaire, ce n'est vraiment pas une légende. C'est énorme. Même pour un simple cyclo-touriste, de se faire encourager comme ça sur un col, c'est exceptionnel." Le natif de Sèvremoine a aussi été marqué par les decentes après le passage des coureurs. "Il y a beaucoup de monde qui descendent des cols en même temps. C'est un peu une transhumance."

Porté par cette communion, Gwendal espère pouvoir suivre plus d'étapes l'année prochaine. Et peu importe le résultat cette année, même s'il espère voir le français Paul Seixas (DECATHLON CMA CGM TEAM) dans le Top 5, face à un Tadej Pogacar (UAE TEAM EMIRATES XRG) qu'il juge "trop fort", l'Angevin estime son Tour de France à lui, déjà réussi.