Maine et Loire

Dans la région. Baccalauréat : trop de copies, nombreux oraux à faire passer, la CFDT dénonce les conditions de travail pour les correcteurs des épreuves anticipées de français

Dans une lettre adressée au recteur de l'Académie de Nantes, la CFDT dénonce les conditions de correction des épreuves anticipées de français. Le syndicat demande à un nombre maximum de copies à corriger et une limite pour les oraux à faire, sous peine de faire grève.

Publié : 11h38 - Modifié : 11h38 Alexis Vellayoudom

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Crédit : Tatiana_Mara

Trop de copies, d'oraux à faire passer et des corrections toujours plus rapides. Dans un courrier adressé à l'Académie de Nantes, la CFDT dénonce des "conditions inacceptables" pour les professeurs convoqués qui doivent corriger les épreuves anticipées de français. Depuis un an, le syndicat demande des nombres raisonnables de copies à corriger (pas plus de 50) et d'oraux à faire passer (entre 50 à 60 candidats maximum) pour "garantir la bonne exécution de ces missions, dans le respect de la santé des personnels". Des revendications laissées sans réponse depuis juillet 2025. 

En cette période de correction des épreuves 2026, la CFDT constate qu'aucun changement n'a été fait. "Les professeur.es de lettres ont plus de 50 copies et beaucoup plus que 60 candidats avec souvent 13 candidats par jour." Une mission "à la limite du faisable", selon le syndicat qui note aussi les injonctions du rectorat à corriger plus rapidement les copies. La CFDT dénonce aussi la manière dont sont traités les enseignants. "Les collègues de collège, convoqués en renfort pour l'écrit, ne bénéficient pas de décharge de cours, au motif que leur mission est dématérialisée. Cela signifierait-il que dématérialisation équivaut à travail du soir, du samedi, du dimanche ?, explique les délégués syndicaux. Certain collègues, à cause de la canicule, observent en outre des difficultés de connexion et donc d’accès aux copies."

La CFDT attend une réponse à ses revendications avant le 12 avril 2027, sous peine d'envisager des "actions de protestation pouvant aller jusqu'à la grève".