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Maine-et-Loire. Attention au coup de chaleur d'exercice prévient le CHU d'Angers

Le Maine-et-Loire est toujours en vigilance orange pour canicule et les températures restent élevées. Le CHU d'Angers alerte sur la pratique du sports pendant cet épisode et le risque de coup de chaleur d'exercice.

Publié : 16h40 par Alexis Vellayoudom

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Crédit : Unsplash

Alors que les températures devraient encore dépasser les 33 degrés ce mercredi en Maine-et-Loire, attention aux coups de chaleur d'exercice. Message de prévention du CHU d'Angers adressé notamment aux sportifs qui pratiquent la course à pied.

 

Qui est concerné ? 

 

"Le coup de chaleur peut survenir, quel que soit le niveau sportif de la personne", précise le professeur Pierre Asfar, médecin réanimateur au CHU d’Angers. Le Haut Conseil de la Santé Publique explique même que les sportifs entraînés "peuvent en être victimes, car ils sont susceptibles d’outrepasser leurs capacités, notamment lors d’une compétition". Il est aussi favorisé chez les personnes en surcharge pondérale, avec des pathologies chroniques, un défaut d'entraînement, des antécédents de fatigue ou pendant un épisode viral. En clair, personne n'est pas épargné.

 

Quels symptômes ? 

 

Si vous sentez par exemple des éblouissements, des nausées, des maux de tête ou encore une fatigue anormale, des troubles de la vision, ou que vous tenez des propos incohérents, il faut surveiller. "Ces signes neurologiques, lorsqu’ils apparaissent chez le sportif durant ou après l’effort, doivent alerter et conduire à un refroidissement immédiat", précise le Pr.Pierre Asfar. 

 

Quand ? 

 

Lors de fortes chaleurs, mais pas que. "Les sportifs peuvent en être victimes par 25°C, précise le médecin. En l’absence de vent et avec un taux d’humidité élevé, la température corporelle augmente et sa régulation est rendue difficile, voire impossible, provoquant ces malaises qui peuvent être très graves voire fatals."

 

Que faire ? 

 

Pour éviter ça, il n'y a pas 36 000 solutions. Il faut réduire l'activité physique, insiste le professeur Pierre Abraham, à la tête du service de médecine du sports au CHU. D'ailleurs, l'hôpital d'Angers appelle les organisateurs de courses à aménager les horaires, les annuler ou les reporter, mais aussi proposer des lieux de rafraîchissement avec des équipes de secouristes renforcées. Il convient aussi de s'asperger régulièrement le visage, la nuque et bien boire. Et si le coup de chaleur d'exercice survient, il faut arrêter l'effort, se mettre au frais, refroidir son corps et en dernier recours appeler le 15.