Angers. « C'est de l'ordre de la survie », une cinquantaine d'intermittents du spectacle ont manifesté pour leur régime
Ce mercredi, une cinquantaine d'intermittents du spectacle se sont rassemblés devant le siège du MEDEF à Angers. Ils protestaient contre le projet de passer le quota d'heures annuelles pour obtenir le statut d'intermittent de 507h à 557h.
Publié : 25 février 2026 à 16h02 par Alexis Vellayoudom
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"C'est vraiment une atteinte terrible à la culture. On est dans une colère folle", clame Claire Bossé, membre de syndicat français des artistes interprètes. Ce matin, avec une cinquantaine de confrères, elle est venue protester devant le siège du MEDEF Anjou à Angers. Un appel national était lancé par les syndicats SUD Culture, CGT Spectacle et le Syndicat national des Arts vivants.
1 artiste sur 4 pourrait sortir du régime de l'intermittence
En pleine négociation sur l'assurance chômage, le syndicat patronal souhaite rediscuter le statut d'intermittent du spectacle prévu par les annexes 8 et 10 de l'UNEDIC. Ils concernent notamment les techniciens, les costumiers, les maquilleurs, mais aussi les artistes. Aujourd'hui, ces métiers peuvent débloquer leur statut d'intermittent du spectacle, un régime propre à la France, s'ils atteignent 507 heures de travail sur l'année (l'autre partie de leur salaire est versée sous forme d'indemnité chômage de France travail, ndlr). Demain, le MEDEF souhaite que ce quota soit relevé à 557 heures, soit 50 heures de plus.
Pour les syndicats, c'est une aberration. "Aujourd'hui, 507 heures, ça correspond à 43 cachets. Sachant que, par exemple, pour une danseuse comme moi, une pièce, ça tourne en moyenne deux fois et demie. Donc c'est rien. C'est se dire qu'il faudrait être dans 20 spectacles différents par an, faire près de 10 cachets de plus pour pouvoir faire son intermittence. C'est de l'ordre de l'impossible", confie Laura Cabourg, danseuse.
Dans la foule, un technicien, qui n'est pas inquiété personnellement, souligne : "Pour les jeunes, ça va être très compliqué. Et avec eux, ce sont les nouvelles idées artistiques qui vont disparaître". Selon Claire Bossé, c'est un artiste sur quatre dans les trois prochaines années qui pourrait sortir du régime de l'intermittence du spectacle, soit plus de 10 000 personnes au niveau national.
Un secteur déjà fragilisé
Ces négociations interviennent près d'un an après les coupes budgétaires opérées par la Région Pays de la Loire notamment sur le secteur de la Culture. "Ça nous a fragilisé. On n'arrive même plus à faire les 507 heures", souligne Claire Bossé. Selon Sud Culture, un intermittent du spectacle tournerait en moyenne à 419 heures par an. Le syndicat souhaite d'ailleurs abaisser le quota à ce niveau. "C'est un statut précaire puisque d'une année sur l'autre, on ne sait jamais combien on va avoir." Laura Cabourg confirme : "Ça fait déjà quelques années que c'est compliqué. Il y a beaucoup d'intermittents qui achètent leur dernier cachet pour pouvoir clôturer leur statut. C'est de l'ordre de la survie pour les statuts".
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D'autant que les artistes confirment que sur le terrain les embauches dans le secteur de la Culture se font rares. Les aides à l'embauche et à la médiation, comme le Fonds national pour l'emploi dans le spectacle (FONPEPS), diminuent. "Il est hors de question que ce genre de choses passent aujourd'hui. Il y a encore énormément de gens qui vont au spectacle. Le spectacle est vital, il est essentiel. On va se battre pour continuer à survivre, à vivre même", martèle Claire Bossé. Si les négociations n'aboutissent pas, le gouvernement a menacé les partenaires sociaux de prendre le dossier en main.
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