Angers. Comment revenir au travail après un cancer ?
Ce vendredi, l'Institut de cancérologie de l'Ouest organisait un temps d'échanges sur la question du retour au travail après un cancer. Un accompagnement important dans la vie d'un patient expliquent le chercheur Bertrand Porro et l'association La Niaque.
Publié : 16h26 - Modifié : 16h35 Alexis Vellayoudom
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En France, 40 % des personnes touchées par un cancer sont en âge de travailler et près de 80 % des patients seront de retour au travail un an après les traitements. Alors comment revenir au travail ? Cette question de l'emploi est centrale pendant les traitements. Avec les patients, les employeurs et les médecins, l'ICO, l'Institut de Cancérologie de l'Ouest, propose un accompagnement dédié autour du retour au travail pour les patients.
S'adapter aux effets secondaires
"Aujourd'hui, bien que le nombre de cas de cancer augmente chaque année en France et dans le monde, on soigne mieux et on arrive à maintenir les patients en vie. Ils survivent plus longtemps. Du coup, vient pour les patients jeunes la question de la réhabilitation sociale et notamment professionnelle, souligne Bertrand Porro, chercheur en sciences humaines et sociales à l'ICO. Et puis, on voit bien que lorsque le retour au travail se veut bénéfique pour le patient, il protège sa qualité de vie, il lui permet d'avoir une meilleure réhabilitation physique, collective, sociale, émotionnelle, financière, et ce qui permet finalement aux patients de se sentir mieux et de se sentir utile, socialement et utile pour leur famille".
Et même si l'envie de retourner à l'emploi est différente selon les patients, le chercheur insiste sur l'importance de se faire accompagner, notamment pour faire face aux effets secondaires. "Il faut savoir que les effets secondaires sont variables dans le temps, mais ils durent environ jusqu'à 10 ans après le diagnostic. L'idée, ce n'est pas qu'ils disparaissent, c'est juste que les patients arrivent à mieux s'y adapter, ce qui leur permet effectivement de trouver des techniques, des méthodes pour y faire face et donc pour pouvoir travailler au quotidien."
Un accompagnement pour redonner confiance
Parmi les acteurs de cette question, il y a aussi l'association La Niaque. Depuis 4 ans, elle a accompagné plus de 1 500 patients grâce à des programmes collectifs ou individuels gratuit. "Ces personnes s'interrogent sur leur place chez leur employeur et doutent de leurs compétences. On a aussi des personnes qui nous sollicitent sur des problématiques juridiques et administratives", constate Ludovic Brégeot, en charge des partenariats et de l'accompagnement des personnes pour leur retour au travail.
Leurs missions : apaiser, limiter les peurs et redonner confiance. "J'ai le souvenir d'une personne qui était salariée depuis 25 ans dans un grand groupe, et elle avait participé à son développement. Elle a été touchée par la maladie et voulait quitter son entreprise, car elle m'exprimait plusieurs peurs pour le retour au travail, ne pas être à la hauteur, être redevable, avoir une culpabilité par rapport à son employeur, raconte l'accompagnant. Au final, aujourd'hui, elle est toujours dans cette entreprise. Et en fait, notre premier entretien l'avait rassuré."
Comment éviter un retour chaotique ?
Mais le retour au travail ne doit pas se faire sous n'importe quelles conditions. "L'accompagnement ne s'arrête pas à la reprise du travail", souligne Ludovic Brégeot. Il dure en moyenne entre 6 et 12 mois. De même cette aide ne se limite pas au malade. Elle doit être globale et intégrer l'équipe de la personne qui retourne au travail. "Les managers ont la volonté de bien faire, par contre, ils ne savent pas toujours bien faire. Là, il va falloir effectivement les accompagner, les former, pour savoir comment s'adapter aussi aux difficultés vécues par le patient, parce que ces difficultés sont souvent invisibles. On peut parler de troubles cognitifs, de difficultés émotionnelles, parfois physiques, une fatigue qui est variable dans le temps pendant de nombreuses années", explique Bertrand Porro.
Mais il y a aussi les bonnes surprises. "On constate que des personnes qu'on accompagne sont devenues "augmentées". Elles ont développé de nouvelles compétences qui peuvent être valorisées au sein de l'entreprise et qu'il faut aussi prendre en compte dans la réintégration au travail, se réjouit Ludovic Brégeot. On voit des personnes qui développent une forte organisation qui permet d'aller plus à l'essentiel dans les échanges et les projets."
Pour en savoir plus, sur cet accompagnement, vous pouvez vous rapprocher de votre oncologue à l'ICO ou contacter l'association La Niaque sur son site internet.
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