Angers SCO: la nouvelle tribune Saint-Léonard prend forme

Sports 

6 décembre 2021 à 22h09 - Modifié : 10 décembre 2021 à 14h00 par Charles Dubré-Beduneau

Ce lundi 6 décembre, le président du Sco Saïd Chabane, accompagné de l'architecte Bruno Huet, a fait visiter aux journalistes le chantier de la nouvelle tribune Saint-Léonard, dont la livraison est espérée d'ici la fin de la saison.

Les travaux de la nouvelle tribune Saint-Léonard
La nouvelle tribune Saint-Léonard s'élève à 25 mètres au-dessus de la pelouse
Crédit: Charles Dubré-Beduneau

Lundi 6 décembre, Saïd Chabane a troqué son costume de président du Sco pour celui de chef de chantier. Avec à ses côtés Bruno Huet, l'architecte de la nouvelle tribune Saint-Léonard, il a guidé les journalistes au coeur du chantier et fait le point sur l'avancée des travaux. Lancé en janvier 2020 mais retardé par des soucis d'étanchéité puis la crise sanitaire, ce projet à 30 millions d'euros qui doit porter la capacité de Raymond-Kopa à 20 000 places, est désormais bien avancé. Le Sco aimerait bien inaugurer cette nouvelle tribune d'ici la fin de la saison, idéalement pour la venue du PSG en avril, ou alors pour le dernier match à domicile en mai (contre Montpellier). Mais le club pourrait aussi attendre le début de saison prochaine. "Je n'ai pas envie d'ouvrir si tout n'est pas complètement prêt", a indiqué Saïd Chabane à la fin de la visite. 

 

Inspirée par Paris, Lyon, Turin, Fulham...

Pour la configuration de cette nouvelle tribune, qui répond aux normes UEFA, le Sco s'est notamment inspiré du Groupama Stadium de Lyon, du Parc des Princes, du Craven Cottage de Fulham ou encore du Juventus Stadium de Turin. Les joueurs du Sco auront pas exemple un petit refectoire collé à leur vestiaire où ils pourront se restaurer (uniquement de pâtes) directement après la fin du match, avant ou après la douche. "C'est quelque chose d'étonnant que nous avons observé à la Juventus, où le staff nous a expliqué que cela participait à une meilleure récupération", souligne Saïd Chabane. 

Bruno Huet explique la philosophie qui a guidé l'architecture de la nouvelle tribune Saint-Léonard

 

"Ouvrir le stade sur la ville"

Au premier étage, un amphitéatre de 175 places et de grands espaces modulables permettront d'accueillir des seminaires d'entreprises toute l'année. "Pour amortir cet investissement on doit faire vivre le stade commercialement en dehors des seuls jours de matchs, qui ne représentent que 20 jours dans l'année", précise le président. Au deuxième étage, on trouvera onze loges de douze places de chaque côté de la tribune, une grande de 24 places et la loge présidentielle de 60 places. Elles seront elles aussi disponibles toute l'année. La tribune de presse et un restaurant panoramique avec une vue imprenable sur le stade et même au-delà, sur la ville, occuperont le troisième étage, à 25 mètres au-dessus de la pelouse. "L'esprit de cette nouvelle tribune c'est vraiment d'ouvrir le stade à la ville, explique Bruno Huet. De le rendre accueillant, lumineux, confortable, à la hauteur du rêve qu'incarne le foot pour tous les Angevins, de ce statut en Ligue 1 depuis des années. On voulait en faire un lieu accessible pour tous, que les spectateurs soient au plus près de la pelouse, comme un vrai stade de foot à l'anglaise mais avec tout le confort moderne de dernière génération. On s'est inspiré de ce qui se fait de mieux en France et en Europe, mais on a fait avec les moyens qu'on a à Angers. C'est un stade sans acrobaties, un peu radical, pragmatique, qui vient s'ancrer dans la ville comme un prisme d'ardoise, noir. C'est un peu le "Black Stadium". On voulait aussi que le moindre espace à l'intérieur soit exploité et ce sera le cas. On prend toute la dimension de cette nouvelle tribune lorsqu'on est au dernier niveau: d'un côté on a une vue panoramique sur la ville et de l'autre ce rectangle vert avec une vision parfaite du spectacle."

Selon Saïd Chabane, il faudrait rajouter "huit à dix millions d'euros" pour rénover la tribune Jean-Bouin et reconstruire la tribune Coubertin. Mais le président en aura-t-il l'envie et la patience ? "J'en ai déjà fait pas mal, non ?", a-t-il répondu avec un sourire, laissant planer le doute sur ces éventuels futurs chantiers.