CHU d'Angers. Des technologies de pointe pour améliorer le suivi des patients, notamment sur le cancer de la prostate
Le CHU d'Angers vient d'acquérir des scanners de lames à haute résolution pour numériser des prélèvements de tissus ou de cellules et améliorer le diagnostic des patients, notamment sur les cancers. En parallèle, un projet de mécénat est en cours pour acheter un échographe ultra-sensible, qui doit améliorer la prise en charge des patients souffrant d'un cancer de la prostate.
Publié : 14h49 - Modifié : 15h03 Alexis Vellayoudom
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Les microscopes vont-il finir dans le grenier au CHU d'Angers ? En partenariat avec l'hôpital du Mans, le CHU d'Angers a inauguré la pathologie numérique. Désormais, l'établissement utilise quatre scanners de lames à haute résolution, acquis pour un montant total de 1,2 million d'euros, financé avec l'aide de l'Agence régionale de Santé et la Ligue contre le Cancer 49. Ces appareils sont capables de numériser des lames de verre, normalement destinées aux microscopes, où figurent les prélèvements de cellules ou de tissus faites lors de biopsies. Un gain de temps pour ces professionnels et dans le traitement de plusieurs maladies.
Des images haute définition
Direction le service Pathologie cellulaire. Service méconnu où est réalisée l'anatomo-cytopathologie, un diagnostic médical à partir des tissus, nécessaire au déclenchement du suivi du patient. C'est par eux que passent les prélèvements de biopsie, réalisés pour détecter les cancers ou analyser les futurs greffes. Auparavant, ces échantillons, conditionnés sur des lames de verre elles-mêmes apposées sur un plateau, étaient analysés au microscope, puis passaient de main en main jusqu'à arriver au spécialiste concerné. Mais depuis trois semaines, cette étape a complètement changé.
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Au lieu de passer ces lames au microscope, elles sont désormais mises dans le panier du scanner. "Il a un système d'intelligence artificielle qui lui permet de détecter les tissus. La caméra fait ses points de focus, la mise au point. Il détermine la zone de scanne et après, il vient balayer", décrit François Lériot, technicien de laboratoire.
En d'autres termes, la machine gère toute la manutention que pouvait générer un microscope, mais aussi la charge mentale sur la distribution aux spécialistes concernés. "Aujourd'hui, le scanner envoie directement les images des lames virtuelles dans les dossiers patients, dans ce qu'on appelle un système de gestion d'images, et permet l'adressage sur les ordinateurs de chaque médecin, précise la professeure Marie-Christine Copin, cheffe du service Pathologie cellulaire. On est désormais sûr que les lames vont dans le bon dossier, on n'a plus à se préocuper de savoir si c'est le plateau de prélèvements du bon patient qui va chez le bon chirurgien."
Une amélioration pour le suivi du cancer de la prostate
Au service d'urologie, les professionnels se réjouissent de cette acquisition, notamment pour suivre les patients souffrant d'un cancer de la prostate, premier cancer mortel chez l'homme. Chaque année, près de 350 biopsies sont réalisées au CHU pour lesquelles il faut compter 12 échantillons par biopsie. "Les images vont être traitées plus rapidement avec une plus grande précision. On va pouvoir savoir si le cancer est resté à l'intérieur de la prostate ou s'il est sorti de la prostate, et nous dire si ce cancer est agressif ou pas", constate le professeur Pierre Bigot, chef du service d'Urologie. On pourra mieux adapter le traitement, si c'est un cancer qui est agressif, on va suivre le patient après la chirurgie, par exemple, de façon plus rapprochée."
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Sur son écran, la professeur Copin montre une prostate enlevée, dont les échantillons ont été passés au scanner. "Au microscope, vous ne pouvez pas avoir cette vision avant autant de recul. Car ce qu'on nous demande bien sûr, c'est de localiser le cancer, mais aussi de le localiser très précisément dans la prostate. Et le chirurgien veut savoir où s'arrête le cancer parce qu'à partir de là, on va pouvoir déterminer un stade de la maladie." Grâce aux images du scanner, les soignants peuvent effectuer des mesures sur ordinateur, mais aussi comparer directement les images. L'autre force de la pathologie numérique, c'est la possibilité de partager ces images avec d'autres professionnels pour des dossiers complexes, mais aussi avec les internes pour de la formation ou de la recherche clinique.
Une prochaine étape avec l'IA
Si ces scanners viennent faciliter le travail des soignants, ils pourront aussi dans un avenir proche permettre de développer l'IA. "Ces images de lames numérisées vont pouvoir être rentrées dans une base de données gigantesque. Il va falloir des ordinateurs très puissants. Et à partir de là, l'intelligence artificielle, via des algorithmes, pourra déterminer l'agressivité du cancer. Et puis aussi, vous donnez à la machine le suivi du malade. Est-ce qu'il peut récidiver ou pas ? Et avec le temps, la machine sera capable de prédire ce qui va devenir du patient. Si le risque est important. Ça avance très vite", explique Pierre Bigot.
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Bientôt des échographes haute résolution ?
Si les urologues font partie des bénéficiaires de ces nouveaux scanners, ils pourront aussi bientôt profiter d'un autre appareil. Dans le cadre de l'appel à mécénat du CHU d'Angers, le service urologie a fait la demande pour s'équiper d'un échographe ultra-sensible à haute résolution. Coût de l'acquisition : 150 000 €.
"Le dépistage du cancer de la prostate nécessite au préalable une imagerie par IRM. Le but, c'est de voir la zone où il y a une suspicion de cancer. Et pour pouvoir faire les biopsies dans les meilleures conditions possibles, on a besoin de compléter avec un appareil d'échographie de façon à repérer la zone initialement indiquée par l'IRM, rappelle le professeur Souhil Lebdai, urologue au CHU d'Angers. Aujourd'hui, on utilise des appareils d'échographie traditionnels, mais il existe une nouvelle génération, des appareils échographiques ultrasensibles à haute fréquence qui permettent de voir les choses de façon bien plus précise et de mieux repérer les zones indiquées par l'IRM."
Selon l'urologue, cet équipement pourrait augmenter de 5 % le taux de détection de cancers. "C'est très important de pouvoir évaluer le patient correctement parce qu'aujourd'hui, un des standards de soins pour les cancers, notamment de faibles risques ou de risques intermédiaires, c'est de recourir à la surveillance. Et la surveillance nécessite que les biopsies soient les plus précises possibles afin de ne pas méconnaître une éventuelle progression du cancer qui pourrait déclencher la nécessité d'un traitement", précise Souhil Lebdai. Les mécènes intéressés peuvent flécher leurs dons vers ce projet.
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Le Mécenat au CHU d'Angers :
Chaque année, le CHU propose le financement par mécénat d'une cinquantaine de projets. La majorité des dons provient des entreprises et des associations, mais aussi de particuliers. Parmi les autres projets proposés cette année, figurent une résidence sonore dans les blocs opératoires ou l'achat d'une plateforme interactive pour améliorer les séances de réadaptation avec des jeux immersifs et la réalité augmentée.
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