Maine et Loire

Anjou Bleu. "J'espère que la loi sera actée d'ici 2027" : pour le 1er mai, les commerçants s'organisent suite au changement de loi

Cette année, le gouvernement a acté l'autorisation de faire travailler les salariés volontaires le 1er mai. Pour rappel, ces deux professions avaient déjà l'autorisation d'ouvrir mais seuls les patrons pouvaient travailler. En Anjou Bleu, cette nouvelle ne laisse pas indifférent.

Publié : 16h30 - Modifié : 17h06 Angèle Nivol

1er Mai
Aline Lejoly et son apprentie Célia au sein de sa boutique "Fleur Blanche" située au Lion-d'Angers.
Crédit : Marie Chevillard

Cette année, les fleuristes et boulangers auront le droit de travailler avec leurs salariés volontaires le 1er mai. Vincent Maugeais, boulanger et gérant du Fournil de Marguerite situé à Segré, a fait le choix d'ouvrir avec l'aide de quatre salariés. "Je suis pour la libération du droit de travail et que chacun fasse le nombre d'heures qu'il souhaite, tout le monde serait content, explique-t-il. J'ai la chance d'avoir une équipe de jeunes motivés et on m'empêche de leur faire faire plus d'heures. Ce n'est pas en faisant 35 h qu'on pourra se payer une maison", relève-t-il. "J'aurais respecté le refus de mon équipe s'ils n'avaient pas voulu le faire", conclut-il.

Pour l'occasion, la boulangerie sera ouverte le matin de 7 h à 13 h avec l'après-midi chômé. "On a une clientèle assez âgée et très fidèle, pour qui ne pas avoir de pain posait problème. J'ai répondu à la demande". Ouverts depuis un an et demi, cette journée sera aussi un test : "si je ne fais pas un bon chiffre d'affaires ce vendredi, on n'ouvrira pas les autres fériés". 

"Les jours fériés, c'est une chance à Segré car les grandes surfaces sont fermées, ça permet de se faire connaître auprès de clients qui ne seraient pas encore venus dans la boulangerie", assure-t-il. Si cette décision est une opportunité pour lui, il reconnaît que cette annonce a créé la surprise : "je pensais que ce serait pour 2027"

 

" On a appliqué la politique zéro risques"

 

Aline Lejoly, gérante de la boutique Fleur Blanche située au Lion-d'Angers, a prévu de travailler seule le 1er mai. " On doit prévoir notre quantité de muguet un mois à l'avance. À ce moment-là, la loi n'était pas dans les tuyaux j'ai donc préféré dire dès le début que notre apprentie ne travaillerait pas ce jour-là", relate-t-elle. La cause de son hésitation, les pénalités appliquées aux gérants qui ne respectent pas la loi : 750 euros d'amende par salarié. "On a appliqué la politique zéro risques. J'espère que la loi sera actée noir sur blanc d'ici 2027", souligne-t-elle. Pour elle aussi, cette loi est vue comme une belle opportunité : " le muguet est la fleur porte-bonheur du 1er mai, la logique voudrait que tous les fleuristes aient le droit de travailler sans se poser de question", complète-t-elle.