Les Bleues se sont mesurées aux espoirs des Ducs d'Angers

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À l'issue d'un stage d'une semaine à Nantes, l'équipe de France féminine de hockey sur glace est venue disputer une double confrontation face aux U17 des Ducs d'Angers vendredi 23 et samedi 24 avril. L'occasion pour les Bleues d'enfin découvrir l'IceParc, où elles devaient jouer leur mondial en avril 2020.

L'équipe de France féminine de hockey sur glace à Angers
Les Bleues ont découvert la glace de l'IceParc vendredi 23 avril.
Crédit: Théo Bariller-Krine / La Dalle Angevine

26 avril 2021 à 8h13 - Modifié : 26 avril 2021 à 16h44 par Charles Dubré-Beduneau

C'est avec un an de retard et dans un contexte bien différent de celui prévu initialement que les hockeyeuses de l'équipe de France ont enfin découvert l'Angers IceParc, vendredi 23 et samedi 24 avril. La patinoire angevine devait en effet accueillir en avril 2020 le championnat du monde de hockey féminin D1A, reporté depuis deux fois à cause de la pandémie de Covid-19. Privées de mondiaux et tournois amicaux, les Bleues doivent pourtant se préparer pour leur objectif ultime: le Tournoi de qualification olympique (TQO), prévu du 11 au 14 novembre en Suède.



Premiers matchs pour les Bleues depuis février 2020


Après une semaine de stage à Nantes, elles sont donc venues se mesurer deux fois en deux jours aux U17 du pôle espoir des Ducs d'Angers. Deux confrontations adaptées (contrairement aux hommes, les femmes jouent sans mises en échec) et à l'arrivée deux défaites assez logiques pour les joueuses de Grégory Tarlé, dépassées par la vitesse et la puissance des jeunes Angevins. Mais pour le sélectionneur national et son staff, l'essentiel était ailleurs. "Ce sont nos premiers matchs depuis février 2020 donc l'objectif était avant tout de nous remettre dans le schéma de préparation d'un match, de reprendre du plaisir à jouer ensemble avec le maillot bleu. On a fait face à une grosse adversité mais c'est malgré tout très positif. Pour le staff, la majorité et des filles et moi-même on avait entendu de belles choses sur l'IceParc mais on n'était encore jamais venu. C'est une enceinte magnifique, c'est un vrai plaisir de joueur ici. Je remercie d'ailleurs le club d'Angers pour son accueil. Ça donne de belles perspectives si on a le droit à un mondial ici, enfin. Le contexte est difficile pour tout le monde, les joueuses comme le staff, mais on travaille sur notre projet olympique (participer pour la première fois aux JO, en 2022 à Pékin, N.D.L.R.) depuis quatre ans donc on garde ça en tête et ça nous aide à rester motivé malgré le manque de compétition."

À l'issue du premier match, la capitaine de l'équipe de France, Marion Allemoz, faisait écho aux propos de son sélectionneur. "Malheureusement ce n'est pas un championnat du monde mais ça fait déjà du bien de pouvoir se retrouver, rejouer ensemble et puis de découvrir enfin cette belle patinoire d'Angers. La glace est vraiment de bonne qualité. On savait que ce serait difficile après plus d'un an sans match avec l'équipe de France, et en plus face aux garçons. Mais au moins ça nous a permis de nous remettre dans le rythme, de travailler sur nos systèmes, sur ce qu'on a vu pendant la semaine de stage. Je pense qu'on est monté en puissance au fur et à mesure du match. On est encore qu'au début de notre préparation qui va durer tout l'été, avec un stage par mois plus des tournois en Finlande en juillet et en Suisse en août. L'objectif est d'être prêtes en novembre pour la grosse échéance du TQO. Les Suédoises seront à domicile et favorites. Il y aura aussi la Slovaquie et une autre équipe qualifiée pendant les tournois estivaux. Ce sera un beau défi, on a toutes hâte d'y être."


Grégory Tarlé, coach de l'équipe de France féminine de hockey sur glace
Marion Allemoz, capitaine de l'équipe de France féminine de hockey sur glace