Maine et Loire

Réforme du Lycée : Les Lycées segréens se préparent

26 décembre 2018 à 12h07 Par Alexis Vellayoudom
Les lycéens rassemblés devant le lycée Blaise Pascal lors des protestations contre la Réforme du Lycée
Crédit photo : Marie-Hélène MORON

Bourg-Chevreau Sainte-Anne et Blaise Pascal, se préparent à la réforme, avec encore quelques interrogations

La Réforme du Lycée sera mise en place à la prochaine rentrée scolaire. Une réforme qui a provoqué plusieurs protestations au niveau national de la part des lycées, mais qu'en est-il des directeurs et proviseurs de Lycée qui doivent s'organiser pour préparer la rentrée en septembre. 

Pour Damien Petit, directeur du Lycée Bourg-Chevreau Sainte-Anne à Segré, cette réforme est "positive et intéressante". Il relève notamment la valorisation du travail régulier par le contrôle continu, mais aussi la possibilité de choisir et de construire son orientation, par de multiples combinaisons de spécialités.

Lui et son équipe préparent l'année prochaine avec encore quelques incertitudes, mais la zone d'ombre, c'est l'harmonisation de cette réforme lycéenne avec l'enseignement supérieur : "comment l'enseignement supérieur va sélectionner ces candidats, et quel sera l'impact du choix des spécialités sur la sélection ?". Une question, qui l'interroge. Il espère que ces quelques incertitudes sur la réforme vont se décanter dans les mois à venir. 

Au Lycée Blaise Pascal de Segré, même son de cloche. Jean-Marc Boigné, proviseur du lycée, est d'accord sur le principe de cette réforme qui offrira plus de possibilités aux étudiants, notamment dans un marché du travail qui demande aujourd'hui de la flexibilité. Sa principale inquiétude reste la vitesse, avec laquelle va être mise en place cette réforme. Elle arrive trop vite, selon lui. Il s'interroge sur certaines combinaisons de spécialités et leurs mises en place : "Il y a des combinaisons qui n'ont peut-être pas de lien avec ParcourSup [...] des combinaisons qui vont être peut-être très compliqué à mettre en place". 

La Réforme du Lycée demandera donc beaucoup d'organisations de la part des Lycées. Quant aux inquiétudes des lycéens, ils la comprennent, "ce qui est nouveau est souvent anxiogène", mais ces deux proviseurs souhaitent rassurer leurs élèves, "ça ne sera pas un baccalauréat au rabais".