Segré. Les travaux démarrent à la chapelle incendiée

Actualités Maine et Loire 

Dans la nuit du 27 au 28 novembre derniers, un incendie avait endommagé le lieu de stockage de l'association Saint Vincent de Paul, qui vient en aide aux plus défavorisés.

OXYGENE RADIO
L'accès au site rue Denis Papin sera interdit à partir de lundi.
Crédit: CJ

22 février 2019 à 8h48 - Modifié : 22 février 2019 à 17h11 par Coralie Juret

A Segré, les travaux vont démarrer lundi, à la chapelle incendiée de Saint Vincent de Paul. L'édifice endommagé par le feu fin novembre, va être remis en état pour accueillir à nouveau les activités de l'association caritative. Le site devra être fermé au public entre le 25 février et le 15 mars : "dans la mesure où le toit qui était en fibrociment a été atteint, il y a des problèmes d'amiante", explique la présidente de Saint Vincent de Paul. "L'accès sera interdit au public, et même au centre d'accueil et au Vestiaire le temps du désamiantage". Reconstruction du plafond, nettoyage des murs, électricité, énumère Marcelle Méchineau, "tout va être refait aux normes". Un chantier qui durera près de quatre mois selon elle.



En partie fondus ou noirs de suie, tous les objets entreposés dans la chapelle de Saint Vincent de Paul sont irrécupérables.




Pendant ce temps, la boutique rue Pasteur reste ouverte les mercredi et samedi de 9 h 30 à 12 h, et les Segréens peuvent continuer à y déposer leurs objets le vendredi après-midi. Vêtements et linge apportés au Vestiaire seront déposés dans la camionnette de St Vincent de Paul, sur le parking à proximité du site de l'association rue Denis Papin dès lundi.


Si le sinistre probablement d'origine criminelle a secoué l'équipe, il n'a heureusement pas entamé leur motivation, et un formidable élan de générosité permet au magasin gracieusement mis à disposition par Eliane Lardeux de continuer, rue Pasteur. "Très rapidement on a été comblé, par solidarité beaucoup" se rémémore sa présidente. "On a reconstitué en 3 mois, presque les stocks de 13 ans" s'étonne encore Marcelle Méchineau. L'assurance de Saint Vincent de Paul prend en charge une partie de travaux, les dons le reste. "On est toujours réceptionnaire !" glisse malicieusement la Segréenne et fondatrice de l'association. Le préjudice s'élève à près de 60 000 €, dont 20 000 € d'objets fondus ou noircis, qui auraient pu faire le bonheur de familles dans le besoin.