Maine et Loire

Segréen. Sur les « chemins des ardoisiers »

10 octobre 2019 à 09h00 Par Alexis Vellayoudom
Les associations minières travaillent pour mettre en valeur le patrimoine minier
Crédit photo : Alexis Vellayoudom

La Mine Bleue, l’Espérance de la Pouëze, le musée de l’ardoise de Renazé et le musée de l’ardoise de Trélazé ont travaillé ensemble pour valoriser le patrimoine. Dimanche, ils proposent un parcours d’interprétation.

Les sites du bassin ardoisier de l’Anjou s’unissent. L’objectif, valoriser le patrimoine minier. Ils sont quatre à s’être réunis, La Mine Bleue de Noyant, l’espérance de la Pouëze, le Musée de l’ardoise de Renazé et le musée de l’ardoise de Trélazé, sous la direction de Philippe Cayla, pour transmettre l’histoire minière.  

Une veine ardoisière à perdurer dans une époque où la préservation des sites est difficile, « à l’échelle de la région, il y a une limite institutionnelle. On a trop peu de sites qui sont inscrits monuments historiques et protégés. C’est un problème, car on a une évolution régressive sur les 25 dernières années, avec des démolitions qui altèrent cette richesse patrimoniale », explique le géographe Philippe Cayla. Des membres d’associations réclament l’aide de la région.

 

Les quatre sites ont donc travaillé en commun. Résultat, deux publications. Elles seront à la disposition des sites et serviront à étayer le propos des guides lors des visites pédagogiques. D’autres ouvrages sont à prévoir.

 

Un GéoParc minier, pourrait-il voir le jour dans les Pays de la Loire ?

 

C’est en tout cas ce qu’espèrent les associations de l’ardoise du segréen. Philippe Cayla, géographe, pense à un GéoParc, « dans la région, la thématique minière et de carrière est très importante. Le tuffeau saumurois et les habitats miniers. A l’échelle régionale, il serait envisageable d’avoir un conservateur spécifique qui aiderait les multiples associations qui ont besoin d’un relais scientifique et institutionnel », affirme Philippe Cayla.

Le géographe s’est rapproché des sites miniers des Ardennes. Sur le long terme, Philippe Cayla espère un projet national sur le patrimoine minier. Il y a quelques années, l’Europe avait porté un projet nommé « Atlanterra ».

 

Ce dimanche, un parcours d’interprétation sur les quatre sites, intitulé « Chemins de l’Ardoise » est proposé gratuitement. Au programme, les deux musées de l’ardoise à Renazé et Trélazé, mais aussi la Mine Bleue, Misengrain et l’Espérance de la Pouëze.

 

Parcours d’initiation :

9h30 : Rendez-vous au « Musée de l’Ardoise de Trélazé »

11h00 : Rendez-vous à la Pouëze, au chevalement en bois de 1923, la « carrée » du puits 3, Monument historique restauré

12h30 : Rendez-vous à Noyant-la-Gravoyère à l’entrée de la « Mine Bleue »

14h00 : Rendez-vous à Noyant-la-Gravoyère, « Sur le chemin des ardoisières », « au fil du Misengrain », un parcours d’interprétation

16h00 : Rendez-vous au « Musée de l’ardoise de Renazé »

17h30 : Fin de parcours, bilan