Maine et Loire

Angers. Lait infantile contaminé : « On écarte le lien entre le lait et le décès »

En décembre 2025, un nourrisson de 27 jours est décédé à Angers après avoir consommé du lait infantile contaminé à la céréulide. L'enquête révèle aujourd'hui qu'il n'y a aucun lien entre le décès du bébé et le lait infantile. La piste de l'asphyxie involontaire est privilégiée.

Publié : 12h57 par Alexis Vellayoudom

Eric Bouillard a donné les chiffres de la sécurité dans le Maine et Loire.
Eric Bouillard a donné les chiffres de la sécurité dans le Maine et Loire.
Crédit : Cyprien Legeay/Oxygène Radio

Le décès du bébé mort à Angers le 23 décembre 2025 n'est pas lié à la consommation du lait infantile contaminé à la céréulide. C'est ce qu'a confirmé le parquet d'Angers hier à nos confrères du Courrier de l'Ouest. "On écarte le lien entre le lait et le décès", a déclaré à l'AFP le procureur d'Angers, Eric Bouillard. La maman s'était présentée aux enquêteurs avec une boîte de lait faisant l'objet d'un rappel. 

Même si l'enfant a bien été "exposé au lait Guigoz", les analyses révèlent que son décès pourrait être lié à une asphyxie accidentelle. La maman ayant dormi cette nuit-là dans le même lit que le nourrisson, a précisé le procureur. Une dernière expertise est attendue pour déterminer des suites à donner de l'enquête. 

Dans cette affaire des laits infantiles, en quelques semaines, Nestlé, géant suisse de l’agroalimentaire, et l'entreprise mayennaise Lactalis, dont le siège est à Laval, avaient engagé un vaste rappel de laits infantiles des marques Guigoz, Nidal et Picot pour la présence potentielle de céréulide.