Angers. Les maîtres-nageurs toujours en grève dans les piscines

Maine et Loire 

17 septembre 2021 à 9h48 par Alexis Vellayoudom

Les maîtres-nageurs protestent contre l'augmentation de leur temps de travail et demandent une reconnaissance de leur pénibilité au travail.

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Crédit: Piscine Les Nautiles Segré en Anjou Bleu

Si vous êtes allés dans les piscines angevines, vous avez sûrement remarqué le manque de personnel. Certains maîtres-nageurs sont en grève. Ils protestent contre une augmentation de leur temps de travail de 200 heures par an, prévu par la réforme nationale de la fonction publique.

 

4 à 5 heures de plus par semaine

 

En 2000, un accord avait été signé entre les maîtres-nageurs et la ville d'Angers. Auparavant, ils donnaient des cours particuliers, dont les bénéfices étaient répartis à 50/50 entre la ville et le maître-nageur. L'accord est ensuite devenu caduc, actant alors une diminution du temps de travail à 1 407 heures par an pour compenser le manque à gagner. Mais avec la réforme, à partir de janvier 2022, les maître-nageurs passeraient alors de 1 407 heures/an de travail à 1 607 heures, soit une augmentation du temps de travail de 4 à 5 heures de plus par semaine. Force Ouvrière et SUD s'opposent à ce changement. 

 

Plus de travail dans des conditions risquées ? 

 
Pour les syndicats, l'augmentation du temps de travail veut aussi dire une exposition plus longue aux produits chimiques comme le chlore et la trichloramine : "des souffrances régulières chez les agents des piscines : rhinite, asthme, sinusite, inflammation de la gorge, extinction de la voie, polypes... jusqu'à la perte à vie du goût et de l'odorat". 

Selon les syndicats, 5 agents dont trois maîtres-nageurs, un agent d'entretien et un agent d'accueil ont obtenu la reconnaisse de leur maladie d'origine professionnelle, mais aujourd'hui la ville d'Angers rejetterait la reconnaissance de la pénibilité liée à leur environnement de travail.  

Le mouvement de grève va se poursuivre.