Angers. Les maîtres-nageurs toujours en grève dans les piscines

Maine et Loire 

Les maîtres-nageurs protestent contre l'augmentation de leur temps de travail et demandent une reconnaissance de leur pénibilité au travail.

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Crédit: Piscine Les Nautiles Segré en Anjou Bleu

17 septembre 2021 par Alexis Vellayoudom

Si vous êtes allés dans les piscines angevines, vous avez sûrement remarqué le manque de personnel. Certains maîtres-nageurs sont en grève. Ils protestent contre une augmentation de leur temps de travail de 200 heures par an, prévu par la réforme nationale de la fonction publique.

 

4 à 5 heures de plus par semaine

 

En 2000, un accord avait été signé entre les maîtres-nageurs et la ville d'Angers. Auparavant, ils donnaient des cours particuliers, dont les bénéfices étaient répartis à 50/50 entre la ville et le maître-nageur. L'accord est ensuite devenu caduc, actant alors une diminution du temps de travail à 1 407 heures par an pour compenser le manque à gagner. Mais avec la réforme, à partir de janvier 2022, les maître-nageurs passeraient alors de 1 407 heures/an de travail à 1 607 heures, soit une augmentation du temps de travail de 4 à 5 heures de plus par semaine. Force Ouvrière et SUD s'opposent à ce changement. 

 

Plus de travail dans des conditions risquées ? 

 
Pour les syndicats, l'augmentation du temps de travail veut aussi dire une exposition plus longue aux produits chimiques comme le chlore et la trichloramine : "des souffrances régulières chez les agents des piscines : rhinite, asthme, sinusite, inflammation de la gorge, extinction de la voie, polypes... jusqu'à la perte à vie du goût et de l'odorat". 

Selon les syndicats, 5 agents dont trois maîtres-nageurs, un agent d'entretien et un agent d'accueil ont obtenu la reconnaisse de leur maladie d'origine professionnelle, mais aujourd'hui la ville d'Angers rejetterait la reconnaissance de la pénibilité liée à leur environnement de travail.  

Le mouvement de grève va se poursuivre.