Européennes. Les habitants du Maine-et-Loire et de la Mayenne rappelés aux urnes après la dissolution de l'Assemblée nationale

Ce 9 juin, le Rassemblement national est arrivé en tête des élections européennes, loin devant la majorité présidentielle menée par la Mayennaise Valérie Hayer. Le Président de la République Emmanuel Macron a prononcé la dissolution de l'Assemblée nationale. Les Français voteront les 30 juin et 7 juillet.

9 juin 2024 à 21h21 - Modifié : 9 juin 2024 à 23h18 par Alexis Vellayoudom

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Image d'illustration
Crédit : Alexis Vellayoudom

C'est un véritable coup de théâtre. Ce dimanche 9 juin, le Rassemblement national, avec à sa tête Jordan Bardella (31,5 %), a infligé une défaite cuisante à la majorité présidentielle, Renaissance, menée par la Mayenne Valérie Hayer (15,2 %). Dans la foulée, le Président de la République Emmanuel Macron a prononcé la dissolution de l'Assemblée nationale. ""J'ai entendu votre message, vos préoccupations, et je ne les laisserai pas sans réponse. Je ne saurais donc à l'issue de cette journée faire comme si de rien n'était. Que la parole soit donné au peuple souverain, il n'y a rien de plus républicain". Les Français devront retourner aux urnes les 30 juin et 7 juillet pour élire de nouveaux députés. 

 

En Maine-et-Loire

 

En Anjou, le Rassemblement national de Jordan Bardella est, là aussi, arrivé en tête avec avec 29,44 % des voix, devant Valérie Hayer, tête de liste de la majorité présidentielle Renaissance, 19,48 %. Sur les bancs du parlement européen, l'Anjou comptera d'ailleurs un élu puisqu'Arash Saeidi, sur la liste La France Insoumise de Manon Aubry, fait partie des nouveaux eurodéputés français. 

 

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Estimations des résultats en Maine-et-Loire à 21h
Crédit : Préfecture du Maine-et-Loire

Parmi les députés du Maine-et-Loire qui se sont déjà manifestés, Denis Masséglia (Renaissance) a fait savoir qu'il se représente dans sa circonscription de Cholet. Tout comme sa collègue Laetitia Saint-Paul (Renaissance) dans celle de Saumur. En revanche, Nicole Dubré-Chirat et Stella Dupont (Renaissance) se laissent le temps de la réflexion avant de prendre une décision. 

 

 

En Mayenne 

 

Sévèrement battue, la Mayennaise Valérie Hayer, tête de liste du parti de la majorité présidentielle Renaissance, a même failli subir une défaite dans son fief de Saint-Denis d'Anjou où elle arrive en tête de justesse avec 32,3 %, devant le Rassemblement national de Jordan Bardella qui réalise 30,9 %. "Ce soir, pas un responsable politique qui aime la France et qui aime l'Europe ne peut se réjouir", a réagi la Mayennaise. Dans son département, à Château-Gontier, la Mayennaise est arrivée en tête avec 28,06 % contre 23,94 % pour Jordan Bardella. En revanche, le candidat du Rassemblement national l'emporte à Mayenne où il atteint 24,26 %, devant Valérie Hayer 22,06 %. 

 

 

Après la dissolution de l'Assemblée nationale, le député du Nord-Mayenne Yannick Favennec, du groupe transpartisan Liot, a été le premier à annoncer se représenter. "Je prends acte de la décision du président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale. J’ai décidé de me représenter à l’élection législative des 30 juin et 7 juillet prochains dans la 3e circonscription de la Mayenne avec mon suppléant Bruno Lestas".

 

 

Dans la foulée, contactée par Oxygène Radio, Géraldine Bannier, députée MoDem du Sud-Mayenne, alliée de la majorité présidentielle, a emboîté le pas de son collègue. "C'était un score attendu, mais difficile à supporter. C'est un message anti-européen, un message de colère en ruralité. C'est un message que le Président de la République a entendu puisqu'il dissout l'Assemblée nationale. Je me représente pour faire opposition à l'extrême-droite". 

 

Géraldine Bannier annonce qu'elle se représente pour faire opposition à l'extrême-droite
Crédit : Alexis Vellayoudom

 

Les autres réactions

 

La présidente de la Région Pays de la Loire Christelle Morançais (Horizons) a salué de son côté "une décision courageuse" d'Emmanuel Macron. "La France est à l’arrêt. Elle est bloquée et livrée au spectacle affligeant des partis politiques. Il faut en sortir par le haut. Et le haut, en démocratie, c’est le vote – c’est toujours le vote !", explique la Sarthoise avant de demander réclame une large coalition avec la majorité présidentielle. "La question qui se pose à nous est historique. Saurons-nous tendre la main, dépasser nos divergences, nos clivages, nos histoires respectives pour nous rassembler au service du pays ? Chacun est devant ses responsabilités".