En Mayenne, la vaccination va s'accélérer avec trois centres, explique le médecin mayennais Luc Duquesnel

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La campagne de vaccination a commencé en Mayenne avec trois EHPAD. Elle devrait s'accélérer dans les prochains jours avec la création de trois centres de vaccination d'après le médecin mayennais Luc Duquesnel

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Pour Luc Duquesnel (à droite)

5 janvier 2021 à 11h46 - Modifié : 5 janvier 2021 à 15h06 par Alexis Vellayoudom

C'est dans trois EHPAD que la campagne de vaccination débute en Mayenne. Les résidents des maisons de Bouère, Lassay et L'Huisserie sont les premiers à recevoir leurs vaccins. Une première dose puis une deuxième au moins 21 jours après. Le recueillement du consentement et les consultations pré-vaccinales ont été réalisées en amont et la vaccination devrait s’accélérer dans les prochaines semaines sur le département.


 


La vaccination en Mayenne



Le médecin coordinateur de l'ADOPS 53, Luc Duquesnel, confirme qu'un centre de vaccination ouvrira en fin de semaine en collaboration avec le centre hospitalier de Laval et deux autres devraient voir le jour d'ici la semaine prochaine sur le département,



"la semaine 3 du mois de janvier, on va vacciner dans beaucoup plus d'EHPAD. On va commencer dès la fin de la semaine, la vaccination pour les professionnels de santé à risque, ceux qui ont plus de 50 ans et des facteurs de comorbidité. Tout ça va se mettre en route progressivement".


 


Pour Luc Duquesnel, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir sur le retard affiché. Il est d’abord primordial de s’assurer qu’il n’y ait pas de contre-indications chez les patients et du consentement de chaque personne,


 


"Il faut rappeler que le super-congélateur vient seulement d'arriver en Mayenne. On veut des conditions de sécurité maximum pour les patients et en s'arrangeant aussi, contrairement à ce qu'on peut voir en Allemagne, c'est à ne pas, à la fin d'une journée de vaccination, envoyer à la poubelle, dix, vingt, trente doses de vaccins parce qu'on en aura commandé plus que de patient à vacciner".


 


Luc Duquesnel s’attend même à un manque de vaccins,


 


"ce dont on note crainte, ce n'est pas qu'il n'y ait pas assez de personnes à vacciner, c'est qu'on va manquer de vaccin. La capacité que vont avoir les laboratoires à fabriquer des vaccins, c'est ce qui fait que ça va s'étendre jusqu'au mois de juin".


 


Pour les personnes qui n’ont pas de médecins traitants, elles pourront se rendre chez un médecin quelconque ou dans un centre de vaccination pour bénéficier des consultations de pré-vaccination.



Peu de réticences jusqu'à maintenant



Même si un dernier sondage montre que seulement 44 % des Français seraient prêts à se faire vacciner, plus réticent que nos voisins allemands et anglais, en Mayenne, il y a pour le moment peu de réticence explique le Dr Luc Duquesnel, président du syndicat national des Généralistes CSMF, "sur des EHPAD à 81 résidents, on n'a eu 3 non. Il y en a 5, il fallait l'avis de la tutelle. Je le vois encore en consultation ce matin, des personnes me disent, "quand est-ce que je vais pouvoir me faire vacciner ?"". 



Luc Duquesnel



Une réticence aux vaccins qui s'estompera vite selon lui, "on a manqué de vaccin pour la grippe cet hiver, et donc je crois que ça sera la même chose. Chacun a compris que la seule façon de pouvoir s'affranchir pour éviter d'être contaminé, ça sera la vaccination. Et je dirai que cet été, ceux qui pourront s'affranchir du masque en vacances, ça sera les personnes vacinées", conclue le médecin de Mayenne. 



Le corps médical distingué



En ce début d'année, l’état a nommé cinq Mayennais Chevalier de la Légion d'Honneur. Parmi eux, les acteurs mayennais dans cette crise du covid-19, figure notamment le directeur du centre hospitalier de Laval, André-Gwénaël Pors. Six autres sont nommés Chevalier à l'Ordre du Mérite, dont le Dr Hussein Yacine, chef du service réanimation au CH Laval, Rémy Besson, président la protection civile 53.



Luc Duquesnel



Figure aussi, le médecin de Mayenne, Luc Duquesnel, une distinction que ce dernier juge gratifiante, mais il aurait aimé une reconnaissance collective, "ça génère une frustration, mon souhait ça aurait été que tous les professionnels de santé qu'ils soient libéraux ou hospitaliers puissent aussi obtenir cette reconnaissance de la nation. Quelque part la distinction dont j'ai pu bénéficier, ça montre aussi que dans un département avec un faible nombre de médecins généralistes finalement, on met en place des organisations qui permettent à tous les Mayennais d'avoir accès à des soins dans le cadre de cette pandémie".