Manifestations pour l'urgence sociale : "On est plus qu'inquiet pour l'avenir"

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Une intersyndicale appelait à manifester hier à Segré, Laval et Angers, pour réclamer un plan de relance de la France à la hauteur.

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Des manifestants s'inquiétaient hier, comme ici à Segré, d'une précarité grandissante depuis le débu
Crédit: CJ

5 février 2021 à 7h30 - Modifié : 5 février 2021 à 15h27 par Coralie Juret

Un plan de soutien insuffisant pour la France... À l'appel d'une intersyndicale, des cortèges ont rassemblé 400 personnes hier à Angers, 100 à Laval, 40 à Segré pour réclamer un véritable plan de relance face à l'urgence sociale provoquée par la pandémie.

Dans un contexte de crise économique, la jeunesse se précarise, les salariés sont sous pression. Illustration dans le cortège segréen hier.

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Une mobilisation nationale alors que "la crise sanitaire aggrave la crise économique, sociale et environnementale", selon l'intersyndicale CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, MNL et FIDL. La précarité augmente, et des entreprises profitent du contexte pour licencier en toute discrétion tout en touchant des aides, selon le secrétaire général de l'Union locale CGT de Segré.

Pascal Mahé qui attend que le gouvernement prenne réellement les choses en main : "qu'ils fassent pas du coup à coup. Quand on dit qu'on redistribue 100 milliards et que ces milliards vont surtout à des entreprises... il y a la culture qui en aurait besoin, les étudiants, les gens qui sont au chômage ou en précarité qui en auraient besoin. Le plan financier est surtout pour les riches".

Des regrets partagés par près de 500 personnes dans la région, 400 à Angers, une centaine à Laval et une quarantaine hier à Segré.