Mayenne

Meslay-du-Maine. L'unité à injection de biométhane produit du gaz vert

29 septembre 2020 à 09h39 Par Alexis Vellayoudom
11 agriculteurs participent au projet
Crédit photo : Alexis Vellayoudom

En projet depuis 7 ans, cette unité produit du gaz vert à partir d'effluents d'élevage de chevaux. 11 exploitations agricoles participent au projet.

La Méthanisation agricole en biométhane est en marche en Mayenne. La première a été inaugurée à Meslay-du-Maine le 11 septembre dernier avec un coup d'investissement de 5,2 millions d'euros. L'unité est gérée par 11 exploitations agricoles de SAS Méthamaine et une SARL spécialisée dans la collecte de fumier de cheval en partenariat avec GRDF

Avec une production de gaz vert supérieure à ce qui est injecté, Méthamaine produit l'équivalent d'une consommation annuelle de 1 700 foyers, soit 10Gwh de biogaz et injectera du biométhane, équivalent à 50 % de la consommation en gaz de ville de Meslay-du-Maine en hiver et 100 % en été. C'est mieux que ce qui était envisagé.

Benoît Dutertre - La production de biogaz

Le procédé lui est simple, "on reproduit ni plus, ni moins le phénomène biologique qui se déroule dans l'estomac d'un bovin. Différentes familles de bactéries dégradent le carbone en absence d'oxygène et produisent du biogaz. Ce biogaz est ensuite épuré en biométhane et introduit sur le réseau de la ville de Meslay-du-Maine", explique Benoît Dutertre, président de Méthamaine. En entrée, ce sont des lisiers, mais aussi des fumiers de bovins, de porc et de chevaux. Ce procédé permet à la ville de Meslay-du-Maine de consommer du gaz vert.

Des avantages pour les agriculteurs ? 

Selon Méthamaine, ce procédé permet aux agriculteurs de faire des économies en pesticides,"ils gagnent du temps au niveau organisationnel parce que chaque semaine, une benne vient chercher leurs fumiers. Et ils récupèrent à leur demande les digestats solides et bruts pour faire de l'amendement sur leurs sols", justifie Benoît Dutertre.

Benoît Dutertre - Des avantages pour les agriculteurs ? 

Il permettrait aussi de faciliter le travail de la filière équine, "la filière champignonnière, historiquement a toujours consommé beaucoup de fumiers de cheval, en consomme de moins en moins et il faut toujours absolument trouver une issue pour les fumiers de chevaux", ajoute le président de Méthamaine. 


Malgré les odeurs, l'intégration s'est bien passée avec les habitants. Une trentaine de projets sont à l'étude sur la Mayenne.