Segré-en-Anjou Bleu. Deux des quatre listes annoncées sont candidates

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C'est inédit : un duel opposera deux femmes têtes de liste dans la course à la mairie, lors des premières élections municipales de la commune nouvelle à Segré-en-Anjou Bleu.

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Crédit: CJ

28 février 2020 - Modifié : 28 février 2020 par Coralie Juret

Il n’y aura que 2 listes candidates aux élections municipales de Segré-en-Anjou Bleu. Le dépôt en préfecture est clôt depuis hier soir, 18 h. Geneviève Coquereau et Anne Danjou ont pu réunir 68 colistiers, ça n’aura pas été le cas pour Maxence Bizot et Emmanuel Drouin.

Le premier faisait part hier soir de "la grande déception des 52 membres de "Construire l’avenir ensemble" malgré leur mobilisation et renvoie à la responsabilité de chacun : "Il aura manqué 14 femmes et 3 hommes pour que cette liste soit complète, paritaire et représentative du territoire. Les raisons de cette non candidature officielle sont diverses et nous avons tous notre part
de responsabilité" écrivent Maxence Bizot et ses colistiers de "sensibilité de gauche". "Nous remercions les personnes qui nous ont soutenu et qui nous savaient sincères dans nos projets écologiques".

"L'amateurisme de certains"

Le second reporte la faute sur Jean-Noël Gaultier, ancien maire de Noyant-la-Gravoyère qui a « trahi la gauche » pour « s’allier avec la droite de M. Grimaud » selon les mots d’Emmanuel Drouin, élu dans l’opposition passé par le PS puis la République en Marche (une adhésion qui lui avait valu la défection de ses colistiers de 2014). "La gauche sera absente des prochaines élections municipales à Segré en Anjou bleu pour la première fois depuis 1971 et les électeurs de gauche auront le choix entre 2 listes de droite / extrême droite" écrit Emmanuel Drouin.

"Depuis 2016, (l'ex secrétaire du PS de Maine-et-Loire) a joué un double jeu en sollicitant l'investiture socialiste aux sénatoriales tout en s'alliant avec la droite de M. Grimaud. Depuis 2014, il a systématiquement voté toutes les délibérations proposées par la droite locale y compris les plus antisociales et les moins écologiques". « Le PRG centre gauche du Maine-et-Loire prendra toute sa place dans la reconstruction de la gauche sur Segré en AB » annonce son adhérent, qui ne fera plus partie des élus de la commune nouvelle et de l'intercommunalité après le 22 mars.

(màj 17 h) La réponse de Jean-Noël Gaultier

Une fois n'est pas coutume, les attaques d'Emmanuel Drouin, ancien responsable du PS segréen, ont poussé l'ancien secrétaire départemental du parti à sortir du silence pour le renvoyer à ses propres responsabilités. "Celui qui a eu la responsabilité de l'opposition a lui-même créé autour de lui le désert politique qu'il dénonce" assène Jean-Noel Gaultier, qui rappelle l'adhésion d'Emmanuel Drouin à la Répunblique en Marche à l'insu de ses colistiers de l'opposition avec lesquels il avait été élu en 2014. "J’ai prouvé, dans tout mon parcours public, qu’on pouvait, sans dogmatisme, ni sectarisme, tout à la fois défendre ses convictions, respecter celles des autres, travailler avec chacun, dans l’intérêt d’un territoire et de ses habitants", répond aussi l'élu noyantais.

"Depuis 2017, date du regroupement en commune nouvelle, je n’ai pas voté sous les directives d’un parti mais travaillé avec un collectif d’élus, de toutes sensibilités, et provenant de toutes les communes déléguées. Je m’y suis senti écouté, entendu et utile" se justifie Jean-Noël Gaultier, qui rappelle aussi les actions sociales et environnementales de la majorité comme "la généralisation des aides aux familles suivant le quotient familial (cantine, transports scolaires, accueil de loisirs…), ou le soutien à la transition énergétique, chez les particuliers en centre ville". Une dynamique dans le prolongement de laquelle il explique "s'inscrire pleinement en participant à la liste conduite par Geneviève Coquereau", plutôt qu'à celles de sa famille politique.