Segré. A la Toque Angevine, les travailleurs de "deuxième ligne" veulent de la reconnaissance

Maine et Loire 

8 novembre 2021 à 11h48 par Coralie Juret

Pendant la pandémie, eux aussi étaient indispensables au fonctionnement du pays. Les syndicats réclament une revalorisation de salaire pour les travailleurs de l'agroalimentaire.

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150 des 700 salariés et intérimaires de la Toque Angevine débrayaient jeudi 4 novembre à Segré.
Crédit: CFDT La Toque Angevine

Les travailleurs de deuxième ligne aussi, veulent être reconnus. Des débrayages étaient organisés au sein du groupe LDC jeudi 4 novembre, comme à Segré de 10h30 à 14h30150 salariés du volailler (sur 550 CDI et près de 700 employés au total NDLR) réclamaient 100€ mensuels d'augmentation. Force Ouvrière et la CFDT, veulent la reconnaissance promise par le président Macron après les confinements. Emmanuel Cussonneau, chef d'équipe et délégué CFDT à la Toque Angevine à Segré a décidé de lancer le mouvement dans l'entreprise. 

Emmanuel Cussonneau : "des promesses ont été faites politiquement, il ne s'est rien passé"
Crédit: Coralie Juret

Comme d'autres entreprises du secteur le site segréen, la Toque Angevine peine à recruter, faute de conditions de travail et de salaires attractifs. Selon le syndicat FO, il manque 40 personnes par jour pour produire les pizzas et sandwichs, et la société a du mal à livrer dans les temps. Sollicitée, la direction segréenne ne nous a pas répondu.

 

Une reconnaissance et un enjeu : recruter

 

Ce premier mouvement est lancé conjointement par les deux syndicats présents dans l'entreprise, la CFDT et FO. Les travailleurs de l'agroalimentaire mobilisés pendant la crise sanitaire, attendent toujours de la reconnaissance dans un contexte d'inflation.

Reportage - la prime inflation ne suffit pas dans l'agroalimentaire
Crédit: Coralie Juret

Des débrayages sont prévus sur d'autres sites du groupe LDC en Mayenne cette semaine prochaine.