Segré. Le lycée Bourg-Chevreau accueille deux jeunes réfugiés ukrainiens

Maine et Loire 

14 mars 2022 à 16h52 - Modifié : 14 mars 2022 à 17h12 par Alexis Vellayoudom

Deux jeunes ukrainiens sont scolarisés dans le lycée Bourg-Chevreau, l'un d'eux est logé chez un professeur. Lycéens et professeurs font preuve de solidarité d'après le proviseur Damien Petit.

Lycée Bourg-Chevreau Segré_11 03 22_AVC
Le lycée Bourg-Chevreau met à disposition 20 places d'internat pour accueillir des réfugiés
Crédit: Alexis Vellayoudom

À Bourg-Chevreau, tout le lycée se mobilise pour l'accueil des réfugiés ukrainiens. Depuis une semaine, deux jeunes ukrainiens suivent des cours dans l'établissement. Élèves et professeurs se mettent au diapason pour venir en aide.

 

Des jeunes confiés par leurs mères

 

Cela fait déjà une semaine que Denys, 16 ans, est arrivé de Kiev, la capitale de l'Ukraine. Ce jeune ukrainien est venu en France avec sa maman. C'est grâce à une enseignante du lycée, d'origine ukrainienne et arrivée il y a 3 semaines que le jeune homme a pu être hébergé chez un professeur et accueilli dans l'établissement, "son papa combat à Kiev. Sa maman l'a déposée ici. Nous l'avons recueilli et elle est repartie", raconte Damien Petit, le proviseur du lycée Bourg-Chevreau. 

Ce lundi, un deuxième jeune a été accueilli avec toujours la même situation, des mères sont venues mettre leurs enfants à l'abri avant de retourner en Ukraine auprès de leurs maris pour aider leur pays, "il y a beaucoup de personnes qui sont très attachées à leur terre et donc qui veulent participer à la lutte pour libérer leur pays", analyse le proviseur.  

 

Le lycée Bourg-Chevreau accueille deux jeunes Ukrainiens
Crédit: Alexis Vellayoudom

 

Denys, est en 1ère STL. Il ne parle pas anglais, mais le directeur de l'établissement n'est pas inquiet sur son intégration : "pour nous ce qui était important, c'est à la fois qu'ils puissent être en sécurité, mais on ne peut pas les laisser à rien faire. D'une part, parce que tourner en rond, sans avoir de but, c'est particulièrement angoissant et gênant. Et d'autre part, parce qu'il faut qu'ils soient en lien avec d'autres jeunes. Qu'ils puissent échanger, acquérir la langue française, c'est pour cela qu'on a choisi de les scolariser [...] ils parlent très bien anglais. Et puis maintenant sur les téléphones, il y a des traducteurs intégrés et j'ai beaucoup de confiance dans la capacité de nos jeunes à communiquer". 

 

20 places d'internat mises à disposition

 

Chez les jeunes du lycée, la situation en Ukraine suscite beaucoup d'inquiétude d'après Damien Petit. Il ajoute : "il y a un certain nombre de professeurs qui toutes les semaines font un point pour expliquer, pour donner des éléments d'analyse et je trouve que c'est important auprès de nos jeunes". 

 

Damien Petit est surpris par l'élan de solidarité de ses lycéens et des enseignants
Crédit: Alexis Vellayoudom

 

Le directeur de l'établissement est aussi surpris par l'élan de solidarité de ses lycéens : "j'ai un groupe de 4 terminales qui dans le cadre de leur baccalauréat doivent monter un projet. Ils vont faire quelque chose en rapport avec l'Ukraine, comme des collectes". Damien Petit a déjà proposé à la municipalité de mettre à disposition 20 places d'internat pour de jeunes réfugiés ukrainiens, "il y a plusieurs professeurs qui m'ont dit si vous accueillez en internat et que vous avez besoin d'accueil de week-end, on est disponible", explique-t-il.  

"Je crois que la solidarité n'est pas morte, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire", s'amuse Damien Petit.