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Segré. Une charte de la fraternité portée par le club de handball pour "favoriser l'engagement et faire perdurer l'esprit JO"

Sur proposition de Steven Ossant, très impliqué lors des JO 2024, le club de handball de Segré a lancé une charte de la fraternité, pour promouvoir le respect, l'engagement et la solidarité auprès de ses licenciés. Avec une visite de la Maison du handball au printemps 2027 et d'autres récompenses à la clé.

Publié : 17h47 - Modifié : 18h00 Marie Chevillard

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Christophe Amanon et Steven Ossant entourent ParaMascoq, mascotte des Jeux paralympiques.
Crédit : MC

Comment inciter encore plus les licenciés à s'engager au sein de leur club ? Depuis quelques semaines, Segré handball a mis en place la charte de la fraternité, sur proposition du Segréen Steven Ossant, déjà très impliqué lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 et devenu ambassadeur du club. Le projet est d'ailleurs inspiré de l'héritage des JO, assure celui qui a porté la flamme olympique, couru le marathon pour tous et est devenu ParaMascoq, la mascotte des Paralympiques. "L'objectif, c'est aussi de répondre pour moi aux maux du sport. Les jeunes ne s'engagent pas assez parce qu'ils ne sont pas valorisés, les clubs doivent faire face à une baisse des subventions... Donc cette charte est là pour mettre en avant les personnes qui s'engagent, qui donnent pour le club, avec des récompenses à la clé."

 

Devenir arbitre, entraîneur ou bénévole

 

Et lorsque Steven est venu présenter aux handballeurs segréens son projet centré sur l'engagement et le respect, il a tout de suite tapé dans l'oeil du président Christophe Amanon. "Ça arrive vraiment à un bon moment, parce que depuis un an et demi, sur tous les terrains de handball de la Ligue, on passe des messages contre les incivilités. Dans le handball, on est de moins en moins épargnés, peut-être qu'à Segré, un jour, on y sera confrontés aussi... Donc prenons les devants : à nous d'éduquer au mieux nos joueurs, nos licenciés, mais aussi nos supporters, pour que la salle Bertrand-Roiné reste conviviale et qu'on en ressorte tous avec le sourire, ça reste un sport."

À quoi sert la charte de la fraternité et comment fonctionne-t-elle ?
Crédit : Marie Chevillard

Au-delà même du sujet des incivilités, "on parle aussi d'investissement dans le club, de financement : cette charte répond à certaines attentes, certaines problématiques qu'on cherchait à résoudre". Plus précisément, la charte s'articule autour de six grands axes : l'engagement citoyen, le respect, "l'esprit Bleu", l'engagement au sein du club, la solidarité et le dépassement de soi. Signée par chacun des 275 licenciés, ils pourront ensuite accumuler des points tout au long de la saison grâce à différentes actions. Parmi elles, "l'engagement en tant qu'arbitre, en tant qu'entraîneur notamment auprès des équipes jeunes, en bénévolat lors d'événements... Mais aussi la progression sportive, le parrainage de nouveaux licenciés ou encore l'implication dans la vente de tickets de tombola au bénéfice du club".

 

Une section hand fauteuil en 2028

 

Cette charte de la fraternité, parrainée par le Segréen Bertrand Roiné, ancien champion du monde, récompensera les meilleurs par une visite de la Maison du handball à Créteil au printemps 2027. Mais aussi potentiellement par une rencontre avec l’équipe de France, voire un rôle à jouer dans le Mondial 2029 de handball en France et en Allemagne, et/ou lors des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises... les possibilités pourraient être multiples. Le lien avec les JO est d'ailleurs inscrit noir sur blanc par l'inscription du Segré handball "dans le label 'Générations 2030', pour convaincre les institutions de nous faire confiance, explique Steven Ossant. On a créé un projet structurant, avec la création d'une section hand fauteuil."

La création de la 3e section hand fauteuil du Maine-et-Loire en projet
Crédit : Marie Chevillard

L'idée avait déjà été discutée par les bénévoles il y a un an et demi. "C'était déjà venu sur le tapis à l'époque, confirme Christophe Amanon, mais c'était trop tôt : là, si on veut faire du handball pour tous, il manquait cette voie-là. Donc on va se lancer, on va déjà faire l'étude de marché avec la Ligue, et voir comment on peut construire à horizon 2028 la naissance de cette section en fauteuil". Cette section hand fauteuil serait la troisième du Maine-et-Loire, après celle des Ponts-de-Cé et de Saumur-Doué, et la neuvième de la région Pays de la Loire. Mais leurs ambitions ne s'arrêtent pas là : "on aimerait ensuite créer le premier pôle espoir hand fauteuil de France d'ici 2030, dans l'objectif à terme d'aider la fédération à en faire un sport paralympique", conclut Steven Ossant.