Vaccination obligatoire : contestation des pompiers et des syndicats du CHU d'Angers en Maine-et-Loire

Maine et Loire Mayenne 

Ce mercredi 15 septembre, plusieurs débrayages étaient organisés dans les centres de secours du Maine-et-Loire. Ils protestent contre l'obligation vaccinale. Les syndicats du CHU d'Angers demandent la suspension des sanctions.

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Image d'archives
Crédit: Coralie Juret

15 septembre 2021 à 15h33 - Modifié : 15 septembre 2021 à 15h48 par Alexis Vellayoudom

Refusé à l'entrée de leur travail, suspendu et perte de salaire. C'est ce qui attendait ce matin tous les soignants, pompiers et ambulanciers qui ne présentaient pas un pass sanitaire ou au moins une dose de vaccin. En Maine-et-Loire, la CGT 49 du Service d'incendie et de secours appelait à un débrayage en fin de matinée. 

 

La CGT du SDIS 49 craint un impact sur la couverture opérationnelle

 

Au centre de Segré, presque 100 % de vaccinés, mais un gréviste parmi les professionnels et 3 autres réquisitionnés pour les opérations. Laurent Lelièvre, délégué CGT et sapeurs-pompiers à Segré, le rappelle, ils sont pour la vaccination, mais contre l'obligation et ses effets : "nous souhaitons que soit mis en place une consultation avec les partenaires sociaux pour accompagner les collègues et éviter la suspension parce que nous avons un manque chronique d'effectif". 

 

Laurent Lelièvre, délégué CGT, revient sur le débrayage de ce matin
Crédit: Alexis Vellayoudom

 

D'après les chiffres nationaux, 80 % des sapeurs-pompiers étaient vaccinés au 3 septembre. 37 SDIS enregistre même plus de 90 % de vaccinés. Aucun chiffre sur les sapeurs-pompiers volontaires. La CGT demande la fin des sanctions et l'ouverture d'un dialogue avec ceux qui refusent la vaccination, "demain le collègue parce qu'il n'a pas son parcours vaccinal complet, on le suspend, il perd ses rémunérations et il est montré du doigt. Un agent qui est en attente d'un conseil disciplinaire pour faute grave, garde sa rémunération. Il y a quelque chose qui est inacceptable, inadmissible et qui crée des tensions au SDIS du Maine-et-Loire", ajoute Laurent Lelièvre.  

 

Au CHU d'Angers, 322 hospitaliers pourraient être suspendus

 

Les soignants du CHU d'Angers sont aussi concernés malgré la couverture vaccinale à 90 %. Selon FO, au 13 septembre, 322 hospitaliers, qui ne sont pas en arrêt de travail, n'avaient pas fourni de pass sanitaire dont 83 infirmiers, aides-soignants, ASH. Force Ouvrière demande la suspension des sanctions pour le personnel non vacciné. Selon le syndicat, le ministre de la Santé va créer le chaos. 

Pour FO, CGT, SUD et CFTC, ces sanctions vont aggraver le manque de personnel. Selon eux, il manque 40 professionnels à l'EHPAD Saint-Nicolas, le service maternité compte 18 absences de professionnelles et 44 lits étaient fermés cet été par manque de recrutement, "nous ne pouvons accepter qu’un seul de nos collègues soit suspendu de ses fonctions alors que dans tous les services, il manque du personnel", explique les syndicats. 

Hier midi, une soixantaine de personnes étaient réunies pour demander à ce qu'aucun soignant ne soit suspendu. Les syndicats demandent des embauches, le retrait du pass sanitaire et l'arrêt des fermetures de lits.