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Hippisme. Suppression du galop sur plusieurs hippodromes : « C'est lamentable », confie le président de l'hippodrome de Molières

Hier, France Galop, la société organisatrice des courses nationales de plat et d'obstacles, a confirmé la suppression, dès 2027, des courses de galop sur 24 hippodromes, dont Molières (Chemazé), Méral, Meslay-du-Maine ou encore Beaupréau où les gérants ont annoncé la fin définitive des courses. De son côté, le président de l'hippodrome de Molières, Jean-Claude Lambert, espère conserver une réunion de trot.

Publié : 20 octobre 2026 à 15h52 - Modifié : 20 octobre 2026 à 16h02 Alexis Vellayoudom

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Saut d'obstacle hippodrome de Segré
Crédit : Société des courses de Segré

Le couperet est tombé hier. Plus d'un mois après la publication de la première monture de son rapport sur la suppression des courses de galop dans plusieurs hippodromes, la Taskforce de France Galop a dévoilé sa cartographie finale. Ce ne sont plus 31 hippodromes qui sont concernés, mais 24. Parmi eux, plusieurs hippodromes de l'Ouest, notamment Molières (Chemazé), Méral ou encore Meslay-du-Maine et Beaupréau, avec un avenir différent pour chacun. 

 

« On nous fait croire qu'on va faire des économies »

 

Dès 2027, l'hippodrome PMH de Molières n'accueillera plus ses trois courses de plat et six cross, soit 70 % de son activité en moins. La décision, tant redoutée, a été confirmée hier par France Galop, la société organisatrice des courses de plat et d'obstacles. Ce midi, Jean-Claude Lambert, président de la société des courses de ce petit hippodrome, est déçu. "Il y avait d'autres solutions que cette décision brutale. C'est une déception pour la cinquantaine de bénévoles, les petits entraîneurs, et bien sûr, les futurs parieurs. C'est lamentable", confie celui qui est à la tête depuis plus de 25 ans. 

Molières, comme d'autres, est victime de la mauvaise santé financière du PMU pour laquelle les enjeux baissent, tout comme le nombre de partants, et alors que les frais d'entretien d'hippodromes sont toujours aussi élevés. Si la réduction des coûts "pour préserver la filière" est devenue une logique acceptée par tous, la manière est encore débattue. "On nous fait croire qu'on va faire des économies en supprimant ces courses, sauf que les miennes sont transférées à Segré, donc il y a pas d'économies, rappelle Jean-Claude Lambert. J'aurais compris qu'on supprime des courses un peu partout pour faire de vraies économies, mais là, je ne les comprends pas." Selon lui, son hippodrome coûte 10 000 à 15 000 € par an à France Galop, dont 5 000 € pour l'entretien de l'hippodrome. 

 

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Si le galop disparaît, le président de la société des courses conserve toujours ses cinq courses de trot, qui dépendent de l'autre société organisatrice le Trotteur Français. Jean-Claude Lambert espère donc conserver une réunion de trot (contre deux réunions auparavant avec le galop en plus, ndlr). "Ça reste à confirmer, mais c'est en bonne voie." Quand au positionnement sur le calendrier, s'il était prêt à faire un effort pour conserver le galop en déplaçant ses réunions en septembre, la question ne se pose plus. "On va conserver la réunion en juillet, c'est plus facile pour les gens de s'y retrouver." Car, chaque année, environ 2 000 personnes faisaient le déplacement dans ce petit hameau, mais les observateurs craignent un impact. "On vient à Molières pour voir du galop avec ses obstacles naturels, pas du trot. Le galop attire beaucoup plus les foules et un public familial comme celui de Molières. J'ai peur que financièrement ça ne tienne pas", confie un amateur de l'hippodrome. Fait, dont est bien conscient Jean-Claude Lambert. 

 

La fin définitive des courses à Beaupréau ?

 

Parmi les autres perdants de cette cartographie, on retrouve les hippodromes des Feux à Méral et de la Bretonnière à Meslay-du-Maine. Le premier perd six steeples, le second voit ses douze courses de galop arrêtées. Pour Méral, son président David Dauverné espère récupérer des courses de trot pour sauver sa troisième réunion. Courses que devraient aussi récupérer Meslay-du-Maine, davantage reconnu pour le trot que le galop. 

 

 

Mais le gros perdant est en Anjou. France Galop a confirmé la suppression des courses de galop sur l'hippodrome de la Prée à Beaupréau. Malgré une forte mobilisation populaire, 4 500 signatures sur la pétition, et le succès de ses courses, les bénévoles n'ont pas réussi à faire infléchir la décision de la Taskforce. Pourtant, le site disposait de nombreux arguments, notamment un gros volume de paris et la présence d'un système d'arrosage intégré. Pire, cette décision signerait l'arrêt pur et simple de l'hippodrome, car sans le galop, l'activité serait fragilisée selon la société des courses locale. 

 

Saint-Pierre-la-Cour et Senonnes sauvés

 

Dans les bonnes nouvelles de cette mise à jour, l'hippodrome de Saint-Pierre-la-Cour, après avoir fait valoir ses arguments, conserve finalement ses courses d'obstacles, tout comme Senonnes, où siège le CERGO, le centre d'entraînement de galop de l'Ouest, réputé pour ses entraîneurs sur l'obstacle. En Maine-et-Loire, l'hippodrome de Cholet va progressivement se spécialiser en courses de plat, alors que celui du Lion d'Angers n'accueillera plus que des courses d'obstacles. 

 

 

À noter que l'hippodrome de Segré bénéficierait de la situation de Molières pour renforcer son programme d'obstacles et de plat. C'est le cas aussi des hippodromes d'Angers et Craon qui pourraient être renforcés par des courses de plat. Une bonne nouvelle pour l'hippodrome de Craon qui s'était vu retirer plusieurs courses les années précédentes.