Maine et Loire

Santé. Des « docteurs juniors » seront envoyés se former sur des secteurs où l'offre de soins est insuffisante en Maine-et-Loire et en Mayenne

L'Agence régionale de santé a rendu public le déploiement des « docteurs juniors » pour leur stage de quatrième année de médecine générale. À partir du 2 novembre, 33 seront envoyés exercer en Maine-et-Loire et 29 en Mayenne.

Publié : 16h00 - Modifié : 16h01 Alexis Vellayoudom

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C'est l'une des conséquences de la réforme du troisième cycle de médecine générale : la création d'une quatrième année, dite « phase de consolidation ». En clair, à partir du 2 novembre, des « doctors juniors » seront envoyés en stage dans toute la région, notamment en zone sous-dense. Si ce fonctionnement existait déjà dans les autres spécialités, c'est la première fois qu'il va être mis en place en médecine générale.

 

33 en Maine-et-Loire et 29 Mayenne

 

Ces 186 médecins en dixième et dernière année de formation, rejoindront bientôt leur lieu de stage. Parmi eux, 33 docteurs juniors iront pratiquer en libéral ou dans des services de protection maternelle et infantile (PMI) du Maine-et-Loire et 29 autres en Mayenne. À raison de trois jours par semaine, "ils assureront des consultations, des soins et des actes de prévention en autonomie supervisée, sous la responsabilité d'un ou plusieurs praticiens agréés maîtres de stage des universités (PAMSU)", précise l'Agence régionale de santé. Leur quatrième jour est consacré à des activités au sein d'autres structures de soins.

Ces docteurs juniors sont aussi encouragés à s'impliquer dans la permanence des soins ambulatoires. "Des primes complémentaires peuvent également leur être versées en fonction du lieu d’exercice (ZIP, ZAC ou quartier prioritaire de la politique de la ville) et de leur participation à la supervision de la permanence des soins ambulatoires (PDSA)." Plus globalement, les textes réglementaires doivent aussi améliorer la rémunération des étudiants et des maîtres de stage. 

 

66 % de stages en zone d'intervention prioritaire

 

Si la réforme insiste sur le renforcement de la formation de ces futurs médecins, elle vise aussi à apporter "une réponse concrète aux enjeux d'accès aux soins dans les territoires". Les choix de stage se sont faits en accord entre les subdivisions universitaires de Nantes (Vendée et Loire-Atlantique) et d'Angers (Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe) qui englobent l'ensemble de la région. "Les commissions qui ont arrêté le nombre et la localisation des terrains de stage se sont tenues début juillet. L'ARS et les départements de médecine générale des UFR de Nantes et d'Angers ont souhaité que cette phase se déroule majoritairement en médecine de ville", souligne l'ARS. 

Sur ces choix, la priorité a été donnée aux territoires sous-denses en offre de soins. Dans la subdivision d'Angers, qui comprend le Maine-et-Loire, la Mayenne et la Sarthe, 66 % des stages sont situés en zone d'intervention prioritaire (ZIP). Par exemple, dix docteurs juniors feront leur stage sur le territoire de Mauges Communauté, deux dans le Segréen, ou encore trois docteurs juniors dans la Communauté de communes du Mont des Avaloirs et cinq dans les Coëvrons. "L'immersion en zone sous-dense est aussi un levier d'installation : en découvrant un territoire, ses conditions d'exercice et son cadre de vie, le futur médecin est plus susceptible d'y rester", justifie l'ARS.