Une école d’agroécologie voyageuse pour accélérer la transition

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Une Segréenne et une Bretonne forment les ingénieurs de demain pour développer �Sl'agriculture du vivant⬝. Elles ont besoin d'aide pour financer leur projet.

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Sarah Pétrault espère ouvrir aussi une école d'agroécologie voyageuse dans le Haut-Anjou d'ici quelq
Crédit: CJ

7 juillet 2020 à 17h20 - Modifié : 7 juillet 2020 à 17h27 par Coralie Juret

Une école pour accélérer la transition écologique en agriculture. C'est le projet porté par Sarah Pétreault de l'association les Agron'hommes, avec la Bretonne Opaline Lysiak. Elles ont créé une école d'agroécologie voyageuse, pour former des paysans facilitateurs de transition sur un an, par l'expérience.


“Les étudiants pendant 2 mois sur notre ferme école, vont construire leur parcours dans les fermes, et ensuite pendant 8 mois ils partiront dans différentes fermes pour apprendre et aider les agriculteurs dans leur transition”, explique la future ingénieure segréenne en agronomie. “Ils vont ensuite partir dans d'autres fermes apprendre l'agroécologie avant de revenir dans les fermes de leur territoire d'impact pour appliquer ce qu'ils auront appris dans ces fermes”.



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Agriculture du vivant 



L’agroécologie, c’est une agriculture pour régénérer les campagnes et répondre aux enjeux de demain. “Pour faire simple, c'est une agriculture qui doit être productive et régénératrice et qui se base sur la puissance du vivant”, résume la jeune Segréenne, qui espère elle aussi s'installer en agriculture d'ici un an et demi (comme ses grands-parents autrefois à Challain-la-Potherie), mais aussi défendre la place des femmes dans ce milieu. 


“Si je prends l'exemple de l'agriculture de conservation, c'est une agriculture où on essaie de travailler au minimum ses sols et plutôt de faire travailler toute la biodiversité qui existe, que ce soit les vers de terre, ou d'utiliser ce qu'on appelle des couverts végétaux, donc du végétal pour restructurer le sol plutôt que de le faire avec du machinisme par exemple. L’objectif, c'est bien évidemment l'agriculteur ou l’agricultrice puisse totalement se rémunérer avec cette “nouvelle agriculture”



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Financement participatif



15 étudiants sélectionnés parmi 70 candidats commenceront leur formation en septembre dans la ferme-école de Châteaubourg près de Rennes, ils s'y retrouveront pour partager leurs expériences. 


Les Agron'hommes ont besoin d'aide pour financer le projet sur la plateforme Kisskissbankbank jusqu'au 13 juillet, il manque 4000 € pour atteindre leur objectif. 40% des agriculteurs français partira à la retraite d'ici 10 ans. L'école d'agroécologie voyageuse compte en former 5000 d'ici là.