Route du Rhum : du cassoulet au foie gras, les Treilles Gourmandes alimentent des skippers

Maine et Loire

Au Lion d'Angers, Les Treilles Gourmandes produisent des aliments appertisés. Certains skippers de la Route du Rhum 2022 se fournissent directement chez Antoine Boucher, le patron de cette entreprise.

23 novembre 2022 à 17h45 - Modifié : 23 novembre 2022 à 18h07 par Cyprien Legeay

Louis Burton avec ses aliments Le Bon Bag.
Louis Burton avec ses aliments Le Bon Bag.
Crédit : Louis Burton

La Route du Rhum se joue aussi sur terre. Au Lion d'Angers, l'entreprise Les Treilles Gourmandes, par sa filière Le Bon Bag, fournit plusieurs skippers en nourritures appertisées. Une méthode de conservation des aliments qui a pour objectif de stériliser les produits.

Un procédé qui permet surtout de conserver une saveur et un goût plus prononcé que les aliments lyophilisés. "En revanche, ça pèse plus lourd sur le bateau, admet Antoine Boucher, le directeur général de l'entreprise. Jean Le Cam estime que ce sont 30 kilos de poids en plus. C'est le poids d'une moitié de voile en plus si on estime celle-ci à 60 kilos." Une masse plus importante qui s'explique par le fait que l'eau n'est pas retirée du produit, au contraire d'un aliment lyophilisé.

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Sur la Route du Rhum 2022, deux skippers se sont directement servis auprès des Treilles Gourmandes : Louis Burton et le Choletais Baptiste Hulin. Le second a fait le choix de prendre uniquement des aliments appertisés, ce qui alourdit son bateau. "Mais c'est un choix, il préfère bien manger, rigole Antoine Boucher. L'avantage, c'est qu'il y a juste à réchauffer la conserve au bain-marie, avec de l'eau salée s'il faut. Pour le lyophilisé, il faut obligatoirement de l'eau potable pour réhydrater. Pour cela, il faut soit en embarquer, ce qui alourdit également le bateau, soit avoir un désalinisateur à bord, avec le risque qu'il tombe en panne."

 

Antoine Boucher, directeur des Treilles des Gourmandes

Cassoulet et petits salés

Sur cette Route du Rhum, Louis Burton et Baptiste Hulin ont eu le droit à plusieurs plats de choix. "Je ne me rappelle plus de tout, mais pas mal de cassoulet ou de petits salés - lentilles, détaille Antoine Boucher. J'ai également mis quelques nouveautés comme des crèmes desserts étudiées spécialement pour les besoins énergétiques du skipper et que je vous déconseille de manger. Par exemple, j'ai fait une crème vanille que j'ai enrichie avec de la farine de lentille pour avoir un apport protéique plus important. On est sur du 330 calories aux 100 grammes, donc c'est costaud (rires)." Un apport riche, mais qui doit servir à fournir les 5 000 calories dont a besoin un marin par jour. À titre de comparaison, l'organisme d'une personne au train de vie normale n'a besoin que de 2 000 calories journalières.

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Sur des compétitions plus longues, Antoine Boucher a même l'habitude de fournir ses clients en foie gras ou autres plats un peu plus raffinés. Des mets qui servent surtout lorsque les skippers passent des points clé comme le Cap Horn ou le Cap Bonne-Espérance sur le Vendée Globe.

Antoine Boucher : le poids d'un bateau