3 alertes à la bombe en maternelle sur une semaine : l’agacement d’un directeur mayennais

Mayenne

Depuis le 19 octobre, plusieurs établissements scolaires de la Mayenne sont ciblés par des mails de menace indiquant la présence d’une bombe. Depuis deux semaines des écoles primaires sont aussi visées, comme la maternelle Michelet à Laval. Les directeurs sont en première ligne.

1er décembre 2023 à 12h34 par Coralie Juret

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L'école maternelle Michelet à Laval.
Crédit : Google Street View

Après des semaines d’alerte à la bombe en Mayenne, l’agacement se fait sentir chez les directeurs des établissements scolaires visés. Des lycées, des collèges, mais aussi des écoles ces deux dernières semaines, évacuées et inspectées pour lever tout doute.

A Laval, l’école maternelle Michelet a été touchée trois fois en une semaine, les 13, 15 et 20 novembre. Pas de panique chez son directeur Sébastien Touzé, mais une certaine lassitude.

Sébastien Touzé : « je prends pas ça avec philosophie, il y a de l’agacement »
Crédit : Coralie Juret

Une situation chronophage pour les équipes de direction qui font systématiquement le lien avec les parents, les forces de l’ordre et l’inspection académique.

Les mails de menace arrivent à chaque fois avant le début de la classe, raconte Sébastien Touzé.

Sébastien Touzé : « on reçoit un mail ‘j’ai posé une bombe’ »
Crédit : Coralie Juret

Les petits élèves pas inquiétés

 

Après l’alerte, il faut demander aux parents de repartir avec leurs enfants, mettre les autres à l’abri et attendre la levée de doute pour faire revenir tous les élèves…

Des enfants âgés de 3 à 5 ans qui n’ont pour le moment manifesté aucune inquiétude, s’étonne encore le directeur Sébastien Touzé.

Sébastien Touzé : « tout a été géré au mieux »
Crédit : Coralie Juret

Les cours sont aussi perturbés et certaines activités annulées, avec un impact plus important dans l’enseignement secondaire, note le directeur de l’école maternelle Michelet.

La police judiciaire d’Angers poursuit son enquête pour identifier les auteurs des fausses alertes. Ils encourent jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende. S’ils sont mineurs, la responsabilité de leurs parents peut aussi être engagée.