Laval. Un nouvel UCO pour la rentrée 2024

Mayenne 

4 février 2022 à 13h51 - Modifié : 4 février 2022 à 18h33 par Coralie Juret

Les collectivités ont trouvé un accord pour cofinancer le déménagement et l'agrandissement de l'université privée sur la Technopole à Changé. Les procédures sont lancées.

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Gérard Marchand (entouré des élus) s'est réjouit du lancement du projet vendredi 18 janvier.
Crédit: CJ

Un bâtiment de 3700 m² sur trois étages au coeur du campus de la Technopole à Changé... On sait à quoi ressemblera le nouvel UCO Laval. "Il y aura un grand bâtiment sur trois étages avec un grand hall d'entrée comme on a dans ces bâtiments d'enseignement supérieur", détaille le directeur Sylvain Chareton, "où on espère pouvoir avoir une restauration rapide, une sorte de petite cafétéria. Un amphi aussi (de 130 places NDLR), et un Espace d'étude et de recherche, on l'a appelé comme ça. C'est pas une véritable bibliothèque parce qu’il y aura une mutualisation avec la bibliothèque universitaire ici. Et puis des salles de classe avec des espaces spécialisés, en particulier pour nos formations spécialisées dans la réalité virtuelle, je pense aussi au journalisme et aux libraires"

La nouvelle fac pourra accueillir jusqu'à 700 étudiants. Ils sont 400 actuellement, à l'étroit sur le campus EC 53 de la rue du Mans, propriété des Soeurs de la Miséricorde. Un accord a finalement été trouvé entre Laval Agglo, le Département de la Mayenne et la Région Pays de la Loire pour cofinancer son déménagement sur le campus de Changé.

 

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C'est sur ce terrain entre IPC, Laval Virtual Center et l'AFTEC que sera construit le nouvel UCO.
Crédit: CJ

 

Florian Bercault avait posé ses conditions pour accompagner l'université privée : "sur le bâtiment UCO, qu’il reste dans le giron public pour la bonne gestion de l’argent public ! Quand on finance plus de 70 % de l'investissement d'un bâtiment, il me semble intéressant que ce bâtiment reste propriété de celui qui finance le plus". Le président divers gauche de l'Agglo a finalement obtenu l'autorisation de l'Etat.

Pour la Lavalloise Samia Soultani-Vigneron, vice-présidente LR de la Région, ce projet qui rend service au territoire "ne doit souffrir d'aucune division". Il n'y a d'ailleurs pas de concurrence avec l'université publique ajoute le président UDI du Département. "On voit bien qu'en France globalement, l'enseignement supérieur public est stable et que toute la diversité, toute la dynamique est d'origine privée", avance  Olivier Richefou. "Regardez sur notre territoire : l'ESTACA est privée, l’ESIEA est privée, l’UCO est privée. C'est le constat malheureusement d’un manque de moyens développé par les gouvernements depuis très longtemps", selon l'élu centriste.

Avec cet investissement de 10 millions d'euros, porté à 50% et à part égale entre l'Agglo et le Département et à 20% par la Région, les élus espèrent retenir les étudiants en Mayenne, et y installer la recherche. Les 30% restants, un emprunt, seront remboursés sous forme de loyer par l'université privée. L'UCO Laval est accessible aussi aux boursiers, a rappelé le président Gérard Marchand, qui a salué une "grande nouvelle" : le lancement du projet pour une livraison espérée en septembre 2024.


10 000 étudiants sur l'agglomération lavalloise

 

C'est l'objectif du maire de Laval et président de l'agglo, Florian Bercault. Le développement de l'UCO qu'il cofinance avec le Département et la Région "va en amener d'autres". Un objectif qu'il compte atteindre d'ici la fin de son mandat "en poursuivant le travail de développement des bâtiments, en rationalisant nos bâtiments aussi à travers un campus mutualisé autour de la Technopole. En montant une Maison des étudiants, qui est un projet public porté avec l'Université du Mans pour pouvoir développer de nouvelles filières universitaires, et puis une antenne en centre-ville pour aussi accueillir dans de bonnes conditions nos étudiants", explique Florian Bercault. "C'est une sorte d'extension du campus universitaire existant qui a vocation à offrir des services aux étudiants, à avoir une salle numérique pour pouvoir avoir des cours à distance. Tous ces services qu'on doit à nos étudiants pour qu'ils se sentent bien et pour qu'ils puissent se former dans de bonnes conditions"